Grève Air France : "Les pilotes, comme tous les Français, sont des supporters des Bleus"

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Les pilotes de ligne d'Air France débutent samedi un mouvement de grève, mais 80 à 90% des vols devraient être assurés.

Onzième jour de grève à la SNCF et la CGT maintient sa grande mobilisation du 14 juin contre la loi Travail. Cerise sur le gâteau, la grève des pilotes à Air France débute samedi pour quatre jours, à l'appel de trois syndicats. Philippe Evin, le président du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), a affirmé sur Europe 1 qu'il n'avait "absolument pas l'intention de gâcher la fête [de l'Euro]. Il y a un mouvement qui commence à cette date, ce n'était pas calculé. Les pilotes, comme tous les Français, sont des supporters de l'équipe de France et du football. En revanche, on est aussi supporter de l'emploi et d'Air France."

90% des vols assurés. La direction annonce 25% des pilotes en grève. "On est plus proche des 70%", affirme Philippe Evin en s'appuyant sur les chiffres fournis par la loi Diard, loi relative à l'organisation du service et à l'information des passagers. "La mobilisation est totale, mais 90% des vols devraient être assurés. Air France affrète nos concurrents pour faire partir ses vols."

Préserver l'emploi. C'est le premier point de désaccord entre les pilotes d'Air France et la direction. "Il y a une délocalisation de l'emploi à Air France", affirme Philippe Evin, faisant référence à l'implantation de Transavia, la filiale low-cost d'Air France aux Pays-Bas. "Il y a une mauvaise gestion de l'emploi. Ça concerne les pilotes mais aussi tous les salariés. Sur ces trois dernières années, on a perdu 10.000 emplois à Air France." Philippe Evin conclut : "il faut rapatrier des vols aux départs de Roissy pour redonner de l'emploi aux pilotes et aux hôtesses." 

Défendre les vols moyen-courriers sur Air France. Deuxième point de discorde avec la direction : la diminution des vols moyen-courrier, selon les syndicats. "On a perdu 30% de nos A320. Quand Transavia est arrivé, on nous avait promis que ça ne se ferait pas au détriment du moyen-courrier."