Fusillade à Grasse : élèves et parents réclament plus de sécurité

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L'attaque de jeudi au sein d'un lycée de Grasse ravive la question de la sécurité des établissements scolaires.

Il n'avait jamais attiré l'attention de la police ni de la justice. Killian, lycéen de 16 ans et auteur de la fusillade dans son établissement scolaire jeudi midi, qui a fait plusieurs blessés légers, est en garde à vue pour des faits qualifiés pour l'heure de tentatives d'assassinats par la procureure de la République de Grasse. C'est la première fois qu'une fusillade éclatait au sein d'un établissement scolaire. Parents et élèves s'inquiètent désormais pour la sécurité.

"Ça fait peur". Jamais Laurine n'aurait penser qu'une telle attaque pouvait se produire dans ce lycée à bonne réputation qui accueille près de 900 élèves : "Quand je voyais les attentats qu'il y avait à Paris, Nice, je me suis dit qu'il ne pouvait pas arriver un truc comme ça au lycée. J'ai vu parfois des disputes mais qui n'allaient pas jusqu'à la bagarre. Je n'ai jamais vu quelque chose de si grave. Ça fait peur", résume la jeune fille.

Sentiment d'insécurité. La peur domine pour l'instant dans ce lycée pourtant moderne, où l'entrée des élèves est contrôlée, explique Ambre, en 1re : "On arrive le matin, ils vérifient nos carnets de correspondance. Tout le monde entre et après, le portail se ferme." Pourtant, il est désormais difficile pour elle de se sentir en sécurité. Elle indique d'ailleurs qu'il existe d'autres façons d'entrer dans l'établissement : "par le gymnase, le portail des professeurs aussi. Ça m’énerve parce qu'ils auraient tous pu perdre la vie ici, ça aurait pu être plus grave."

"Comme dans un moulin". C'est aussi ce que pense son père qui l'a attendue pendant des heures jeudi, dans l'angoisse. Il réclame de nouvelles mesures de sécurité : "Il n'y a pas de portiques, il y a rien, ils rentraient comme dans un moulin. Moi, c'est ma fille, donc il faut mettre les moyens, c'est tout." L'établissement scolaire Alexis de Tocqueville va bien ouvrir vendredi mais seulement pour que les élèves partis précipitamment puissent venir chercher leurs affaires. Beaucoup ont confié qu'ils ne s’éterniseront pas sur les lieux. Une cellule psychologique a également été mise en place.