Eva Darlan : "le cas de Jacqueline Sauvage n'est pas unique"

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

La présidente du comité de soutien de Jacqueline Sauvage a salué la grâce totale accordée à la sexagénaire, mercredi, tout en rappelant qu'il fallait "absolument agir" pour protéger les autres femmes victimes de violences conjugales. 

INTERVIEW

C'est la fin d'un combat mené par les soutiens de Jacqueline Sauvage depuis plus d'un an. Mercredi, François Hollande a annoncé sa décision d'accorder une grâce totale à la sexagénaire, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent et devenue le symbole des violences conjugales. Invitée d'Europe 1, Eva Darlan, présidente du comité de soutien de Jacqueline Sauvage, a réagi à cet ultime rebondissement. 

"Un fardeau qu'on dépose". "J'ai été extrêmement soulagée, comme un fardeau qu'on dépose" a expliqué Eva Darlan. L'actrice a cependant tenu à revenir sur la grâce partielle accordée à Jacqueline Sauvage en janvier 2016, qui n'avait pas permis sa libération immédiate : "Ce qu'on attendait, c'était une grâce totale il y a un an. Ça aurait évité bien des souffrances, bien des larmes, bien des humiliations. Ça n'a pas été fait, effectivement, il (François Hollande, ndlr) a attendu qu'on le conseille sur le juridique, ne pas les froisser (les magistrats, ndlr)". Réagissant aux propos de Virginie Duval, présidente de l'Union syndicale des magistrats, pour qui la décision de François Hollande constitue une "atteinte totale aux décisions de justice", Eva Darlan a estimé que le fait "que l’exécutif s'oppose à la justice" constituait un "signe de bonne santé". 

"La grâce, ce n'est que de l'humain". "Le cas de Jacqueline Sauvage n'est pas unique, il y en a plein, des Jacqueline Sauvage", a rappelé Eva Darlan. "Il faut se rendre compte de la violence qui se passe dans les foyers. Il faut absolument agir pour ça", a-t-elle poursuivi. "Je trouve que l'acte de François Hollande va dans ce sens. La grâce, ce n'est que de l'humain, la grâce est au-dessus des lois. Il reconnaît qu'il y a une souffrance des femmes, et qu'il faut agir."