Etre noté à l'école ? "Décourageant" jugent les parents

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Etre noté à l'école ? "Décourageant" jugent les parents
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SONDAGE - Près de trois parents sur quatre sont favorables à une diminution du poids des notes dans l'appréciation du cursus à l'école.

Les notes à l'école ? 73% des parents préféreraient qu'elles soient moins importantes dans l'appréciation du cursus scolaire selon un sondage OpinionWay publié mardi par l'association de parents d'élèves du privé Apel. Une préférence encore plus marquée chez les parents dont les enfants sont scolarisés en ZEP( 87%).



Les parents démunis face à une note sanction. Plus de la moitié (56%) des parents se sentent démunis face à une mauvaise note, qu'ils n'arrivent pas toujours à décrypter, et déclarent "ne pas savoir quels points du programme devraient être à retravailler après une mauvaise note". Cette proportion monte à 74% des parents d'élèves au collège, à 73% des parents d'enfants scolarisés en ZEP et à 63% des familles d'élèves scolarisés dans le privé.

Environ 90% des parents se disent en outre "inquiets" face à une mauvaise note (98% des parents d'élève en ZEP).

La notation perçue comme décourageante. Les parents sont aussi environ trois sur quatre à juger qu'elle "fragilise l'estime de soi", qu'elle "donne le sentiment à l'élève qu'il est mauvais" ou encore qu'elle "décourage les élèves".

La notation en débat rue de Grenelle. La ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a visité vendredi le collège de Vic-Fezensac, adepte de l’évaluation sans notes. Comme dans d'autres établissements qui expérimentent ce dispositif, les élèves s'y voient attribuer des couleurs (du vert au rouge) en fonction de leur acquisition de compétences. Signe que le débat est ouvert rue de Grenelle, la ministre a souligné le lendemain que l'évaluation actuelle "ne reposait aujourd'hui sur aucun fondement scientifique". Elle avait déjà souhaité en octobre que la nouvelle évaluation "encourage" les élèves "à apprendre et à progresser". Le débat ne doit pas être "caricaturé", avait-elle dit, souhaitant qu'on ne lui fasse pas "un procès d'intention en laxisme".

La note sera maintenue, avait assuré son prédécesseur Benoît Hamon. Il s'était dit favorable à une notation "plus bienveillante", provoquant des critiques de la droite fustigeant la "déliquescence" de l'Éducation nationale.

Le sondage a été réalisé à partir d'un échantillon de 596 parents d'enfants scolarisés, issu d'un échantillon de 2.025 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L'échantillon a été interrogé en ligne et sur le terrain fin octobre.