Erika : amende maximale requise contre Total

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Erika : amende maximale requise contre Total
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Le parquet a demandé, mardi devant la cour d’appel de Paris, 375.000 euros d'amende contre le groupe pétrolier français.

Une amende de 375.000 euros, le maximum pour délit de pollution, a été requise mardi au procès en appel de l'Erika contre Total, déjà condamné à cette peine en première instance, et contre sa filiale Total Petroleum Services, qui elle avait été relaxée.

L'avocate générale, Françoise Mothes, a également requis la "confirmation" des peines prononcées par le tribunal correctionnel de Paris à l'égard des autres prévenus : une amende de 375.000 euros pour la société de classification Rina, personne morale, et les amendes maximum de 75.000 euros prévues envers des particuliers, pour l'armateur du navire Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara. Elle s'en est remise à l'appréciation de la cour pour une autre filiale de Total, Total Transport Corporation (TTC), relaxée il y a deux ans.

Total "ne pouvait ignorer que l'Erika était potentiellement dangereux", a estimé Françoise Mothes, considérant que le groupe était pénalement responsable de la catastrophe. Pour elle, il a commis une "imprudence dans la mise en oeuvre de ses procédures de vetting", inspection du navire par ses propres services.

Selon elle, l'agence de classification Rina "a renouvelé le certificat de navigabilité de l'Erika dans la précipitation", tandis que l'armateur et le gestionnaire, Giuseppe Savarese et Antonio Pollara, sont "indissociables" car leurs "décisions ont été prises de concert". Pour l'avocate générale, "c'est l'insuffisance d'entretien et le développement rapide d'une corrosion non traitée qui sont à l'origine de l'affaiblissement de structure de l'Erika". Or, Giuseppe Savarese et Antonio Pollara ont effectué "des réparations à la petite semaine", avec "le moins d'argent possible".

La marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier, le 12 décembre 1999 au large du Finistère, avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté plus de 150.000 oiseaux.

Ce procès doit durer jusqu'au 18 novembre. Le jugement devrait ensuite être mis en délibéré et la décision n’est pas attendue avant le début de l’année 2010.