EN IMAGES - Grande crue de 1910 : quand Paris a eu les pieds dans l'eau

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EN IMAGES - Grande crue de 1910 : quand Paris a eu les pieds dans l'eau
La crue de 1910 a touché 150.000 habitants.@ capture d'écran
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150.000 habitants touchés, des transports immobilisés, 500 hectares sous l'eau... Europe 1 revient en images sur la grande crue qui a frappé Paris en 1910.

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8,62 mètres d'eau. Voilà le niveau atteint par la Seine à Paris le 28 janvier 1910, soit 6 mètres de plus que la cote d'alerte. Les conséquences de cette crue centennale ont été catastrophiques pour la capitale avec 20.000 immeubles et 150.000 habitants touchés. Alors qu'à partir de lundi commence en Ile-de-France l'exercice grandeur nature "Sequana 2016" qui simule une nouvelle grande crue, Europe 1 vous propose un retour en images sur cette année 1910 qui a tant marqué la mémoire des Parisiens.

Navigation interdite sur la Seine. Dès le 20 janvier 1910, la navigation est interdite sur la Seine car les bateaux n'avaient plus assez d'espace pour passer sous les ponts. Ci-dessous, le pont Alexandre III.

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Capture d'écran.


En tout, ce sont 500 hectares qui sont touchés dans la capitale, alors habitée par 2,8 millions de personnes. Un seul mort a été déploré lors de l'événement. Ci-dessous, la rue de Bercy vue du haut de la tour de l'horloge de la gare de Lyon, dans le 12e arrondissement.

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Capture d'écran


Métros fermés. Les conséquences économiques de la crue sont importantes. Dès le 28 janvier, 22.000 caves sont inondées, dont beaucoup appartenaient à des artisans qui y stockaient leurs marchandises. Le coût total a été évalué à 400 millions de francs-or, soit 1,6 milliard d'euros. Travailler devient difficile, se déplacer aussi. La moitié des 6 lignes de métro et les trains ne fonctionnent plus, les sous-sols ayant été inondés. Ci-dessous, une locomotive immobilisée dans la gare souterraine de la place Saint-Michel. 

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capture d'écran


A cheval ou en barque. Les chevaux ont été très utilisés pour pallier la panne des transports en commun. La barque mais aussi des passerelles en bois deviennent aussi indispensables dans certains quartiers. Ci-dessous, des calèches sur l'esplanade des Invalides, une barque sur le parvis de la gare Saint-Lazare et une passerelle qui traverse le boulevard Haussmann.

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INTERCONTINENTALE / AFP

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La crue de 1910 donne à Paris des paysages insolites. Avec ses 8,62 mètres, elle est la deuxième plus importante de l'histoire, derrière celle de 1658 qui avait atteint 8,96 mètres. Ci-dessous, la visite du Palais Bourbon en barque, la place de la Concorde et le pont Saint-Louis qui relie l'île de la Cité et l'Île Saint-Louis, derrière Notre-Dame.

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Ravitaillement. Les Parisiens qui en avaient les moyens ont déménagé provisoirement le temps que la décrue opère. La Seine n'a retrouvé son niveau habituel que 35 jours après le début des inondations. Mais aller s'installer en banlieue n'était pas forcément la solution puisque de nombreuses autres communes sont inondées : Gennevilliers, Ivry, Epinay-sur-Seine ou encore Villeneuve-la-Garenne. Pour ceux qui ne pouvaient se permettre une mise au sec, le ravitaillement se faisait difficilement. Ci-dessous, un déménagement et un ravitaillement dans une cour d'immeuble du faubourg Saint-Germain.

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Les Bretons à la rescousse. Les pompiers sont mis à contribution pour venir en aide aux victimes de la crue. Mais ils interviennent aussi pour pomper l'eau dans certaines rues. Une autre communauté connue pour ses compétences de matelot va aussi contribuer au sauvetage des Parisiens : les Bretons, alors nombreux à Paris. Travailleurs pauvres et parfois mal vus des habitants de la capitale, leur image sortira un peu redorée de l'événement. 

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Risque sanitaire. La grande crue de 1910, c'est aussi une situation sanitaire très préoccupante. L'eau qui envahit Paris est en effet très sale puisque les égouts ont débordé. De plus, l'évacuation des ordures des Parisiens, habituellement faite par bateaux, n'a plus lieu. Des cas de typhoïde et de scarlatine sont signalés. Ci-dessous, des effondrement de chaussée au-dessus d'égouts, dus à la pression de l'eau.

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