De nombreux élèves redoublant la terminale se retrouvent sans lycée : "Nos enfants sont pris comme des déchets", témoigne une mère

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De nombreux élèves de terminale, ayant échoué au bac ne peuvent se réinscrire dans leur lycée d'origine, notamment dans les Hauts-de-Seine.

Les portes du lycée sont toujours fermées pour une centaine d'élèves, surtout dans les Hauts-de Seine. Ces lycéens qui ont raté le baccalauréat  ne peuvent se réinscrire dans leur établissement d'origine pour y redoubler, les lycées évoquant notamment un manque de places et une priorité à donner à ceux qui n'ont pas encore passé l'examen.

Une situation inacceptable pour Samia, dont la fille Sarah était jusqu'à présent scolarisée dans un lycée de Bois-Colombes, avant d'échouer à l'examen en juin dernier. "Lors de la récupération du relevé de notes, on s'est rendu au lycée Albert Camus pensant qu'on pouvait la réinscrire, qu'elle avait le droit à sa deuxième chance. On s'est heurté à un mur", raconte la mère de famille au micro d'Europe 1. 

"Quand on a échoué, on est catalogué". "On nous a évoqué pleins de motifs. Il n'y a plus de places dans les classes, ils sont 35, c'est saturé", témoigne encore Samia, faisant part de son incompréhension. "Je ne comprends pas, ils ne peuvent pas rouvrir de classes ?", interroge-t-elle, avant de s'indigner des conditions du dialogue avec l'établissement. "Il n'y a personne qui vous reçoit. Nos enfants sont pris comme des déchets".

Rappelant que sa fille n'a échoué qu'une fois et n'a que 17 ans, la mère de Sarah regrette que "quand on a échoué, on est catalogué, on est mis dans des cases".

"On a cassé ma fille dans son élan". "Ma fille le vit très mal, elle avait des ambitions, pleins de rêves, et là on l'a cassé dans son élan", conclut Samia.

Début septembre, citée par Le Parisien, l'académie des Hauts-de-Seine estimait le nombre d'élèves concernés à 440. Mais la direction académique promettait alors que "tous ces lycéens auront une affectation". De son côté, la FCPE 92 s'était mobilisée, considérant que "ce n'est pas aux élèves et à leurs parents de supporter les conséquences de la carence de l'État".