EDF : incident de sûreté à la centrale de Paluel, en Seine-Maritime

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EDF : incident de sûreté à la centrale de Paluel, en Seine-Maritime
Deux des réacteurs de la centrale de Paluel, en Seine-Maritime, ont été concernés par un "incident significatif de sûreté".@ AFP
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La centrale nucléaire de Paluel a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire un incident de niveau 2, sur une échelle de 7 niveaux. 

EDF a annoncé jeudi un incident "significatif de sûreté" concernant deux des réacteurs de la centrale de Paluel, en Seine-Maritime, précisant avoir remplacé les équipements en cause, qui avaient souffert de corrosion.

Un incident de niveau 2. "La centrale nucléaire de Paluel a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), ce jour, un événement significatif de sûreté au niveau 2 de l'échelle Ines, pour les unités de production n°1 et n°2 de Paluel", indique l'électricien dans une note. L'échelle Ines compte sept niveaux allant de l'anomalie à l'accident majeur. Le niveau 2 correspond à un "incident".

"Des défauts locaux de corrosion". L'ASN avait fait état le 20 juin d'un incident de niveau 2 pour 20 réacteurs portant sur la tenue au séisme des diesels de secours. Le gendarme du nucléaire avait indiqué fin octobre que les réacteurs 2 et 5 du Bugey et les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim étaient également concernés. À la suite de ces problèmes, EDF avait élargi son plan de contrôle à des matériels annexes. C'est dans ce cadre qu'il a découvert la nouvelle anomalie à Paluel.

Série d'incidents. "Ces contrôles ont mis en évidence des défauts locaux de corrosion sur les vases d'expansion des deux diesels de secours des unités de production n°1 et 2 de la centrale nucléaire de Paluel", explique le groupe. Ces vases d'expansion contiennent le liquide de refroidissement nécessaire au fonctionnement des diesels de secours. Leur remplacement a déjà été réalisé et EDF précise n'avoir pas changé sa prévision de production d'électricité nucléaire.

La France a connu une série d'incidents de niveau 2 sur ses centrales nucléaires depuis cet été. Outre le problème des diesels, EDF a détecté des problèmes de corrosion sur des tuyauteries et a dû mettre à l'arrêt la centrale du Tricastin pour renforcer une digue jugée trop fragile. Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, auditionné mercredi par des députés, a toutefois jugé "globalement satisfaisant" le niveau de sûreté des installations nucléaires en France. "On en aura d'autres des (incidents) comme ça et ce sera plutôt une bonne chose, qu'on voit les problèmes et qu'on puisse les traiter", a-t-il dit.