EXCLUSIF - Disparus d'Orvault : selon la mère de Pascal Troadec, la découverte de l'or a "tout bouleversé"

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Interrogée par Europe 1, la mère de Pascal et Lydie Troadec s'est dite "certaine" que son fils avait volé des lingots et des pièces d'or aux dépens de sa sœur.

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Derrière le drame se trame bien une question d'héritage mal partagé. Six jours après l'arrestation d'Hubert Caouissin, Europe 1 a pu joindre R. Troadec, vendredi. La mère de Pascal, assassiné avec sa femme et ses enfants mi-février à Orvault, et de Lydie, compagne et complice du meurtrier présumé, le confirme : ce sont bien des lingots et des pièces d'or qui ont fait éclater sa famille.

"Des lingots et des pièces d'or". Selon la mère de Pascal Troadec, la découverte remonte à 2006. "Dans la cave de (leur) immeuble, en faisant des travaux", son époux a "découvert des lingots et puis des pièces d'or". "À moi et à ma fille il en avait parlé comme ça, mais mon fils savait plus de choses" à ce sujet, assure-t-elle. R. n'a pas vu cet or, "mais (ses) enfants l'ont vu", affirme-t-elle.

Un trésor "dispatché un peu partout". R. raconte ensuite le vol des pièces et lingots par son fils, quelques années plus tard, après la mort de son mari. "Un jour que j'étais hospitalisée, il en a profité pour les prendre, sans prévenir", se souvient-elle. "Ma fille n'était pas bien, moi j'étais malade aussi", poursuit-elle, se disant "certaine" que Pascal Troadec s'est emparé de ce trésor, "d'après les réflexions qu'il faisait à la maison, et puis les achats qu'il faisait." Qu'est-il advenu de ces objets ? "Je sais qu'il les a dispatchés un peu partout, à l'étranger sûrement."

"L'entente n'était plus pareille". "Sa sœur n'en revenait pas", poursuit R. Troadec. "C'est quand même pas des choses à faire sans qu'on nous en parle !", s'exclame-t-elle. "C'est ça qui a tout bouleversé. Après, ce n'était plus pareil, l'entente n'était plus pareille". La mère de Lydie Troadec, qui s'occupe désormais de son petit-fils, âgé de huit ans, confirme aussi que son beau-fils avait fait un "burn-out" et était "malade". Si elle ne "comprend pas" comment Hubert Caouissin a pu devenir un meurtrier, la grand-mère considère que ce n'est "pas essentiellement" une question de jalousie : "Il voulait qu'on nous fiche la paix, et puis c'est tout."