Disparition de Lucas Tronche : un an de prison ferme pour des courriers anonymes aux parents

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Disparition de Lucas Tronche : un an de prison ferme pour des courriers anonymes aux parents
L'adolescent est porté disparu depuis 2015.@ Capture d'écran
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L'homme qui avait envoyé des courriers anonymes aux parents de Lucas Tronche, disparu depuis 2015, dans le but de les "rassurer", a été condamné à un an de prison ferme. 

Un homme âgé de 58 ans a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Nîmes à deux ans de prison, dont un ferme, pour avoir envoyé des courriers anonymes mensongers aux parents d'un adolescent disparu dans le Gard en mars 2015. L'homme, absent à la lecture du délibéré, doit aussi se soumettre à une obligation de soin et à l'interdiction d'entrer en relation avec les parents de Lucas Tronche, à qui il doit en outre verser à chacun un euro de dommages et intérêt.

Des lettres bienveillantes puis culpabilisantes. Deux ans de prison ferme avaient été requis contre le prévenu, employé d'un supermarché dans la Drôme. Dans ses onze lettres, envoyées entre octobre 2015 et juillet 2016, l'homme s'était d'abord montré bienveillant, expliquant que le garçon avait fugué, avant de faire culpabiliser les parents et de remettre en cause leur attachement à leur fils. Lucas, âgé de 15 ans, a disparu le 18 mars 2015 à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, alors qu'il devait rejoindre son frère pour aller à la piscine. Il n'a pas été retrouvé depuis.

"Un comportement de justicier". Lors de l'audience, le 18 octobre, Me Isabelle Mimran, l'avocate des parents, avait décrit l'espoir puis "la violence psychologique" qu'avaient suscité les courriers et réclamé un euro de dommages et intérêt, évoquant un préjudice "inqualifiable". Le quinquagénaire, qui a "besoin d'être au centre de l'attention, des troubles sévères du jugement et un comportement de justicier", selon une expertise psychiatrique, avait assuré à la barre avoir agi pour "rassurer" les parents. Son conseil, Me Laurence Aguilera, qui avait souligné ses "intentons positives", avait plaidé la relaxe.