Des contre-visites pour traquer les arrêts de travail abusifs

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Des contre-visites pour traquer les arrêts de travail abusifs
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Problème de garde d’enfants ou insuffisance de jours de congés, les arrêts de travail abusifs se multiplient pendant les vacances.

L’arrêt de travail non justifié est un phénomène de plus en plus courant, notamment pendant les vacances scolaires. Une constatation qui amène certains employeurs à faire appel à des spécialistes de la contre-visite médicale. Objectif : vérifier que le salarié est vraiment malade.

Parmi ces organismes de contrôle médical, Medical Partner. En temps normal, cette société observe 45% de fraude lors de ses contrôles médicaux. Un taux qui grimpe jusqu’à 60% en période de vacances scolaires. Les salariés y ont souvent recours faute d’avoir obtenu leurs congés au bon moment. Mais ce n’est pas la seule explication.

"Le problème de la garde des enfants est aussi une cause de ces recours aux arrêts de travail bidon", souligne la gérante de Medical Partner. Selon elle, "des familles sont désemparées car elles ne savent pas comment garder leurs enfants. Et généralement ce sont les femmes qui prennent un arrêt de travail pour éviter de perdre leurs salaires".

Près de 3.000 médecins vacataires viennent ainsi frapper à la porte des salariés qui se disent malade. C’est le cas du docteur Michèle Bismuthe qui sillonne la région parisienne. "On trouve souvent les volets fermés. Pour la plupart ce sont des arrêts maladies de trois semaines un mois donc forcément, les gens ne sont pas chez eux", analyse-t-elle. Et dans l’hypothèse où la personne est là, « je la surprends en train de marcher normalement où de monter et descendre les escaliers", souligne-t-elle.

Medical Partner réalise 8.000 contrôles par an, parmi lesquels 3.800 autorisent le patron à suspendre le complément de salaire pour arrêt maladie.

Europe 1.fr avec Emilie Nora