Démantèlement de la "Jungle" de Calais : Patrick Kanner demande "respect" et "humanité" pour les migrants

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Le ministre de la Ville Patrick Kanner a appelé dimanche sur Europe 1 à la solidarité de tous les territoires pour accueillir les migrants de la "Jungle" de Calais.

INTERVIEW

Le ministre de la Ville Patrick Kanner a appelé dimanche à accorder "respect" et "humanité" aux migrants de la "Jungle" de Calais, qui doit être démantelée à partir de lundi, et lancé un avertissement à ceux qui viendraient perturber l'opération. "Accueillir dans des villes 30, 40 personnes", "dans 84 départements français, ça me paraît être la moindre des choses", a-t-il déclaré lors du Grand rendez-vous sur Europe 1. Après le démantèlement de la "Jungle", quelque 6.400 migrants, selon les autorités, doivent être pris en charge et répartis sur le territoire dans des centres de séjours temporaires, dénommés Centres d'accueil et d'orientation (CAO). 



"Une solidarité territoriale". "Je voudrais vraiment qu'on ait une approche humaniste, de fraternité universelle vis-à-vis de ces personnes qui ont pris des risques inouïs pour arriver jusque chez nous", a ajouté Patrick Kanner, qui est également ministre de la Jeunesse et des Sports. "Tout doit bien se passer, un peu de respect pour ces personnes, un peu d'humanité pour ces personnes", a-t-il martelé, interrogé sur l'hostilité dans certaines communes qui doivent accueillir des migrants. "Nous devons convaincre, nous devons travailler, c'est une obligation qui n'est pas que morale, c'est une manière de concevoir la place de la France au niveau international", a insisté Patrick Kanner, pour qui "accueillir ces personnes c'est simplement respecter l'histoire qui est la nôtre".  



Mise en garde. Le ministre s'est félicité "que Calais puisse souffler", "un peu de solidarité territoriale, on ne peut pas toujours demander tout à l'Etat et jamais ne rien donner". Il a par ailleurs lancé à l'adresse des "No Border", militants pour l'abolition des frontières et "autres provocateurs de l'ultra-gauche" que "l'Etat sera(it) intraitable". "Qu'ils n'espèrent pas pouvoir créer le désordre à partir de demain (lundi) dans cette ville de Calais", a-t-il averti.