De quoi le "non" est-il le nom ?

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Sur Europe 1, la psychanalyste Sophie Peters est revenu sur ce petit mot, que certains ont tant de mal à prononcer.

INTERVIEW

"Quand on ne sait pas dire 'non' aux autres, c'est qu'il y a une partie de soi que l'on n'a pas écouté". Dans Il n'y a en a pas deux comme elle, la psychanalyste Sophie Peters est revenue sur ce petit mot négatif que certains ont tant de mal à dire.

Dire non, "c'est être dans la reconnaissance de ses besoins". "Dans une société où il faut constamment être au top, on ne sait pas dire 'non'", a expliqué Sophie Peters. Selon elle, "c'est sans doute sur le plan professionnel qu'il paraît le plus délicat de dire 'non'", que l'on soit face à son patron ou un client. "L'objectif n'est pas de dire 'non' à tout bout de champ", a indiqué la psychanalyste. "Mais pouvoir dire 'non', c'est mettre des limites et être dans la reconnaissance de ses besoins". Car le "non" est le témoin de personnalités bien précises.

"Que l'on se sous-estime ou se surestime, on est un peu dans le même travers". Sophie Peters distingue deux typologies de personnes qui ne savent pas dire "non". Tout d'abord, "il y a ceux qui ne disent pas 'non' car ils n'ont pas confiance en eux", décrit la psychanalyste.

Même si ces personnes savent qu'elles ont de la valeur, elles manquent de confiance en soi pour s'affirmer. Et de l'autre côté, il y a les personnalités inverses. "Là, on tombe dans le profil de quelqu'un qui va faire beaucoup pour les autres et qui va être dans la performance", relate la spécialiste. Il faut alors toujours prouver aux autres et on accepte tout. "Que l'on se sous-estime ou se surestime, on est un peu dans le même travers", a conclu Sophie Peters.