Sécheresse : des agriculteurs demandent la reconnaissance de calamité agricole

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Dans les Mauges, au sud du Maine-et-Loire, il a plu 50 % de moins que l'an dernier depuis le début de l'année. Une situation de crise qui frappe durement beaucoup d'agriculteurs. 

Vendanges précoces, sécheresse record... Malgré la météo maussade, 217 arrêtés sécheresse ont été pris cet été. Quelque 85 départements français ont été touchés par des restrictions d'eau pouvant aller jusqu'à une interdiction complète des prélèvements. Une situation de crise qui frappe durement beaucoup d'agriculteurs. Dans l'Ouest, des éleveurs du Maine-et-Loire réclament d'ores et déjà la reconnaissance de calamité agricole pour faire face à l'effondrement de leur production.

Les éleveurs en souffrance. Dans les Mauges, au sud du département, il a plu 50% de moins que l'an dernier depuis le début de l'année. Or près de 2.000 éleveurs sont concentrés dans cette région particulièrement sinistrée. A Saint-Georges-des-Gardes, Thierry Beaumard et ses 65 vaches laitières sont en souffrance. "C'est la deuxième année de sécheresse. Cela entraîne une grosse chute de lait pour nos animaux", déplore l'éleveur qui n'a pas assez de fourrages à fournir à ses bêtes. "C'est l'aliment de base, donc c'est plus de 90% qui va servir à faire du lait demain. Donc si l'aliment est de moins bonne qualité, forcément l'impact derrière est direct."

"C'est la goutte d'eau". "Les foins, c'est 30 à 50% de rendement de moins que d'habitude. Les maïs, on n'a pas divisé par deux, mais presque. C'est catastrophique. C'est la goutte d'eau qui va faire déborder le vase", constate de son côté Sylvain Piet, éleveur à la Chapelle-Rousselin. "Quand vous n'avez plus de trésorerie et que vous n'avez déjà plus d'argent pour acheter du fourrage, la solution est de vendre des animaux mais quand vous vendez des animaux, derrière vous n'avez pas le revenu nécessaire. Les vaches qui ne sont plus là, elles ne font pas de lait. "

Un coup de pouce. Beaucoup, dans ce secteur, comptent sur la solidarité paysanne. Des agriculteurs du nord du Maine-et-Loire davantage arrosés proposent un coup de pouce "fourragé" pour surmonter la crise.