Credit Suisse : enquête ouverte en France pour blanchiment aggravé de fraude fiscale

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Credit Suisse : enquête ouverte en France pour blanchiment aggravé de fraude fiscale
Crédit Suisse, a annoncé vendredi faire l'objet d'enquêtes dans plusieurs pays d'Europe au sujet d' "affaires fiscales de clients".@ AFP
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Le parquet national financier a ouvert vendredi une enquête pour blanchiment aggravé de fraude fiscale.

Une enquête judiciaire pour blanchiment aggravé de fraude fiscale est ouverte en France et a révélé plusieurs milliers de comptes bancaires ouverts en Suisse et non déclarés à l'administration fiscale française, a annoncé vendredi le parquet national financier (PNF).

Plusieurs milliers de comptes non déclarés. Cette annonce intervient alors que la deuxième banque suisse, Crédit Suisse, a annoncé vendredi faire l'objet d'enquêtes dans plusieurs pays d'Europe au sujet d' "affaires fiscales de clients". Sans nommer le Credit Suisse, le PNF déclare que "des perquisitions et des auditions ont été menées" jeudi et vendredi sous sa direction par le Service national de douane judiciaire (SNDJ) et "dans le cadre de la phase opérationnelle d'une enquête judiciaire coordonnée au plan international par Eurojust", qui gère la coopération judiciaire européenne.

Quatre autres pays concernés. "Ouverte le 26 avril 2016 du chef de blanchiment aggravé de fraude fiscale, l'enquête a mis à jour plusieurs milliers de comptes bancaires ouverts en Suisse et non déclarés par leurs titulaires auprès de l'administration fiscale française. Les Pays-Bas, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Australie sont concernés par les mêmes faits", ajoute le parquet national financier dans son communiqué.

"La dimension transnationale de ce type d'agissements frauduleux, particulièrement attentatoires aux finances publiques, justifie une coordination efficace entre les pays à l'échelle européenne et internationale", ajoute-t-il.

Une dizaine de personnes suspectées aux Pays-Bas. De leur côté, les autorités néerlandaises ont affirmé que l'enquête portait sur des "dizaines de personnes, suspectées de fraude fiscale et de blanchiment, et soupçonnées d'avoir caché des millions d'euros aux autorités en les plaçant sur des comptes ouverts auprès d'une banque suisse".