En Corse, des contrôles renforcés des véhicules avant d'embarquer : "ils ont raison, ils font leur boulot"

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Toutes les voitures sont inspectées avant de monter sur le bateau, qu'elles le soient visuellement ou en profondeur. Une mesure de sécurité qui allonge les files d'attente avant de prendre le bateau.

REPORTAGE

Attention si vous partez en vacances en Corse cette année. L'embarquement à destination de l'Ile de Beauté est plus long que prévu. Avec le risque d’attentat, la sécurité a en effet été renforcée. La totalité des véhicules qui accèdent au bateau doivent être inspectés, au moins visuellement. Mais parfois la fouille est plus approfondie. 

Quelques contrôles approfondis. "Bonjour monsieur, on va faire un contrôle du véhicule", répètent les agents de sécurité. Dès l'entrée sur le port, un véhicule sur 20 en moyenne est arrêté pour une fouille approfondie, comme le 4x4 d'Ali et sa famille, examiné avec un miroir sous le bas de caisse. "C'est juste pour voir ce qu'il y a en dessous, s'il n'y a pas quelque chose de rajouté. Après, on regarde le compartiment moteur et on termine par une détection aux explosifs.

"Je vais juste prendre un bagage, celui-ci, pour le passer au rayons-X qui est là", explique l'agent au conducteur qui est emmené au poste de sécurité avec sa valise. Il doit passer dans un portique de détection, comme à l'aéroport. "Ou bien ils contrôlent tout le monde ou personne. Mais là, deux voitures c'est complètement idiot", déplore Ali.

"Ça me dérange pas, ils font leur boulot". Car pour tout le reste des véhicules, c'est uniquement un contrôle visuel. "Là il n'y a que des vélos, un peu d'aliments...", observe l'agent de sécurité. "Là, il peut y aller, on peut ouvrir l'arrière si vous voulez", propose une passagère. "C'est une sécurité", renchérit-elle. "Parce que quand on voit ce qu'on voit...". "Ça me dérange pas, ils ont raison, ils font leur boulot", ajoute un autre.

Des objets dangereux admis mais confisqués. En fait, les objets dangereux sont admis à bord, mais ils sont simplement confisqués le temps de la traversée. "On peut emmener un fusil-harpon, un couteau, des armes de tirs mais à une seule condition : qu'elles ne soient pas à proximité de la personne et pas utilisables à bord du bateau", explique Michel Lallemand, le directeur du port. Mais ces contrôles prennent du temps, surtout le week-end lorsque 10.000 passagers embarquent chaque jour pour la Corse.