Collision train-car scolaire : une nuit sans fin pour les parents

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Sur sept enfants grièvement blessés et transportés jeudi soir au Centre hospitalier de Perpignan, seuls deux ont pu être identifiés dans la nuit. L'équipe médicale se concentre sur les soins d'urgence, mais pour les familles, l'attente vire au cauchemar.

REPORTAGE

Une nuit sans fin. Après l’extraction des corps des victimes de la collision entre un train et un bus scolaire près de Perpignan jeudi, l’attente est insupportable pour les parents qui ignoraient toute la nuit si leurs enfants sont vivants ou morts. En raison de la violence du choc, certains des collégiens tués dans l’accident n’étaient toujours pas identifiés tôt vendredi matin, de même qu'une partie des blessés.

Au Centre hospitalier de Perpignan, où plusieurs victimes ont été admises, certains parents faisaient les cents pas, d’autres allumaient une cigarette pour tenter de conjurer l’angoisse. La seule information dont ils disposaient jeudi soir : sept collégiens ont été admis dans cet établissement. À cause de la gravité des blessures, seuls deux ont pu être identifiés dans la nuit par les médecins.

"On attend de savoir". Dans cette ambiance lourde, Benoît de Broeck, le curé de la paroisse de Soler, où vivent la plupart des victimes est venu tenter d’apporter un peu de réconfort aux proches. "Je connais un certain nombre de familles qui sont dans l'attente ce soir. On est avec elles. Ce sont des parents qui ne savent pas. Avec eux, on attend de savoir", explique-t-il auprès d'Europe 1.

Prodiguer les soins, la "priorité absolue". Au sein de l’hôpital, la cellule d’urgence médico-psychologique a été très rapidement déployée, car comme l’explique le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Vigne, il faudra encore du temps pour parvenir à identifier toutes les victimes transportées dans les hôpitaux. "Les médecins, tout en étant conscient de la douleur des familles, se concentrent à fond sur les soins à apporter. Le processus d'identification est entamé, mais la priorité absolue, c'est évidemment de venir en aide médicalement aux blessés, dont certains le sont très grièvement", a-t-il souligné.

Un chiffre permet de saisir l’ampleur du traumatisme dans la région. À Millas, près du lieu de l’accident, plus de 500 personnes se sont présentées hier soir à la cellule psychologique mise en place par le SAMU.