Chevaux abandonnés ou maltraités, la SPA s'occupe d'eux aussi

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Chevaux abandonnés ou maltraités, la SPA s'occupe d'eux aussi
Le "Grand Refugue" accueille les équidés abandonnés. @ SPA
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L'association de protection des animaux ouvre pour la première fois au public samedi et dimanche son refuge destiné aux équidés. 

Idée reçue : la SPA, c'est pour les chiens et les chats. Et bien, pas seulement. La société protectrice des animaux a ouvert il y a trois ans "Le Grand Refuge" en Normandie, un lieu dédié à l'accueil des chevaux, poneys, ânes ou mulets abandonnés ou maltraités par leurs propriétaires. Samedi et dimanche, ce lieu unique en France ouvre pour la première fois ses portes au public.

Renouer avec la tradition. En créant un tel refuge, la SPA renoue aussi avec ses origines. L'association, née en 1845, a d'abord été créée "pour sauver les chevaux des cochets parisiens", explique à Europe 1, David Legrand, responsable du "Grand Refuge". "Et puis, on est passé aux chiens et aux chats et les chevaux ont été un peu oubliés", avoue-t-il. La SPA a durant toutes ces années recueillies des équidés mais n'ayant pas de lieu dédié pour les accueillir, elle les plaçait dans des pensions privées. Il y a trois ans, la nouvelle direction de l'association a alors décidé de monter ce refuge pour équidés.

Photo Le Grand Refuge

David Legrand, responsable du "Grand Refuge"  © SPA


Un lieu déjà victime de son succès. Alors que la SPA pensait accueillir une centaine de chevaux et d'ânes, l'association en a près de 200 aujourd'hui. "On est déjà complet avant l'ouverture au public", assure David Legrand. Et encore, "si l'on avait accueilli tout le monde, on en aurait 400"!

Entendu sur Europe 1
Ils prennent un équidé comme on achète une paire de chaussures
David Legrand, responsable du Grand Refuge à la SPA

"Ils (ces propriétaires) prennent un équidé comme on achète une paire de chaussures", se désespère David Legrand. Ces propriétaires amateurs négligent en effet le coût d'un tel animal. Pour un cheval, il faut ainsi débourser 150 euros par mois minimum pour ceux qui ont un lieu pour l'accueillir et plus de 300 si vous ne disposez pas de l'espace nécessaire pour le recevoir. "Financièrement, les propriétaires sont épuisés. Ils abandonnent alors progressivement les vaccins puis les soins jusqu'à ne plus les nourrir", explique le responsable. Des animaux aveugles, mutilés, qui présentent des pathologies parfois très lourdes, débarquent ainsi au refuge.

Des conditions d'adoption très strictes. Avant de les proposer à l'adoption, le refuge va remettre en forme ces équidés en les "sociabilisant" à nouveau. Un processus qui peut prendre entre un mois à un an pour les chevaux les plus mal en point.

Des conditions "drastiques" sont ensuite posées aux futurs propriétaires qui veulent adopter. "Nous effectuons d'abord une pré-visite chez les gens puis on remplit un formulaire avec eux pour cibler leurs attentes", révèle David Legrand. Ensuite, c'est la visite au refuge et l'espoir du "coup de cœur". Depuis le début de l'année, 31 adoptions ont déjà eu lieu. Et le tout, sans subvention, puisque le refuge est financé entièrement par des donateurs.