Canicule : "situation tendue" aux urgences dans le nord-est

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Canicule : "situation tendue" aux urgences dans le nord-est
@ AFP
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Dans le quart nord-est de la France, les services d'urgence sont confrontés à "une situation tendue".

Lorsque le mercure grimpe à un niveau caniculaire, les urgences s'engorgent : c'est ce qui se passe dans le quart nord-est du pays où les services d'urgence sont confrontés à "une situation tendue" depuis ce week-end.

Davantage d'appels au Samu. "La situation s'est dégradée depuis samedi fin d'après-midi", "essentiellement dans les régions de Franche-Comté, Alsace-Lorraine, un peu également en Bourgogne, avec une très forte augmentation du nombre d'appels au Samu", a expliqué François Braun, président du Samu-Urgences de France.

Il a évoqué "un nombre de cas non négligeable de pathologies très graves chez des personnes âgées, avec des hyperthermies majeures - ces coups de chaleur très intenses où la température corporelle monte à 41°, 41,5° - qui nécessitent des hospitalisations en réanimation". Dans l'après-midi de dimanche, la situation "a aussi commencé à devenir compliquée en Rhône-Alpes", selon le médecin.

Les températures maximales relevées dans l'Est sont restées très élevées dimanche, entre 35 et 39 degrés. Un record de chaleur datant de plus de 60 ans avait déjà été battu samedi à Strasbourg où l'on a relevé 38,3° contre 37,4° le 2 juillet 1952.

L'épuisement, "un cas emblématique". Selon le correspondant d'Europe1 dans l'est de la France, il y a eu trois hospitalisations en réanimation à Metz, une à Strasbourg. Le chef des urgences au CHU de Strasbourg, Pascal Bilbaut, a expliqué au micro d'Europe1 que les personnes hospitalisées à cause de la canicule étaient souvent des personnes âgées : "le cas le plus emblématique, c'est l'épuisement", a t-il dit. "A ma connaissance, il n'y a pas eu de décès lié à la canicule mais c'est encore tôt pour le dire parce qu'il y a des personnes qui sont hospitalisées et qui ne passeront pas", a-t-il estimé. "A un moment donné, on est fragile quand on est nonagénaire", a-t-il souligné. 

La baisse des températures annoncée en milieu de semaine dans le centre-est du pays ne devrait pas immédiatement désengorger les urgences : après la fin de la canicule, les patients arrivent encore pendant 48 heures à l’hôpital.

Pas de surmortalité à Paris. Dans la capitale, les services d'urgences n'ont pas été débordés par les cas d'hyperthermie et aucune surmortalité n'a été enregistrée, selon Dominique Versini, adjointe à la Mairie de Paris, en charge du plan canicule.