L'affaire Bettencourt "contient tous les éléments d'un excellent thriller", pour Hervé Gattegno

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Le directeur de la rédaction du Journal du dimanche, Hervé Gattegno, est revenu pour Europe 1 sur le volet judiciaire qui a émaillé les dernières années de la milliardaire.

Au lendemain de la mort de Liliane Bettencourt, ex-héritière de l'empire L'Oréal, Hervé Gattegno, rédacteur en chef du Journal du dimanche, relaxé en appel jeudi dans l'affaire dite des "écoutes", est revenu sur le volet judiciaire qui a émaillé les dernières années de la milliardaire. Pour lui, l'affaire Bettencourt "contient tous les éléments d'un excellent thriller".

Condamnations pour abus de faiblesse. D'où la fascination du public pour un "fait divers extraordinaire", selon ses mots. A l'inverse du psychanalyste Gérard Miller, réalisateur d'un documentaire rediffusé vendredi soir sur la vie de Liliane Bettencourt (Fortune et infortunes des Bettencourt, France 3, 20h55), le patron du JDD rappelle que la justice a tranché concernant les accusations d'abus de faiblesse faits à l'encontre de l'entourage de la milliardaire : "François-Marie Banier et quelques autres personnes de l'entourage de Liliane Bettencourt ont été condamné définitivement pour abus de faiblesse." Un volet judiciaire qui avait déclenché une bataille de communication entre l'ex-héritière de L'Oréal et la fille de celle-ci, Françoise Bettencourt Meyers

"Victime de son entourage malfaisant." Cette bataille, "elle continue encore aujourd'hui", a estimé Hervé Gattegno. Distribuant quelques tacles au passage : "Parce que l'on voit qu'un certains nombres de gens, de journalistes, n'arrivent pas à accepter l'idée que cette femme, parce qu'elle était milliardaire et immensément puissante, pouvait être une victime. Liliane Bettencourt elle-même n'a pas voulu le croire. Elle a été victime de la maladie et elle a été victime de son entourage malfaisant, qui s'est appuyé sur un certain nombre de communicants pour répandre des mensonges dans tout Paris et toute la France. Et malheureusement, certains journalistes se sont fait les relais complaisants de ces mensonges."