Bernard Tapie va devoir rembourser

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Bernard Tapie va devoir rembourser
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En tant que président de l'OM, Bernard Tapie avait souscrit des emprunts jamais remboursés. Mais il est de nouveau solvable.

1.313.129,76 euros : c’est la somme que Bernard Tapie va devoir rembourser au Crédit municipal de Marseille. Une dette ancienne : l'organisme bancaire avait fait deux prêts en 1989 et 1991 à l’Olympique de Marseille, dont l’homme d’affaires était alors le président et dont il s’était porté garant. Des emprunts qui n’avaient jamais été remboursés dans leur intégralité pour cause de faillite des sociétés du groupe Bernard Tapie et de liquidation judiciaire personnelle de l'homme d'affaires.

Mais les temps ont changé. Depuis le règlement de son différend avec le Crédit lyonnais dans la revente du groupe Adidas, Bernard Tapie est de nouveau solvable. Il a obtenu la somme de 180 millions d'euros au terme d’un arbitrage avec l’Etat. Dans ces conditions, le Crédit municipal de Marseille a obtenu que le tribunal de commerce de Paris ordonne un remboursement.

"Justice est rendue", a estimé Jeanine Imbert, la présidente du Crédit municipal de Marseille. "Etant donné qu'il est solvable, qu'il a gagné son procès et que c'est de l'argent public, moi je suis très, très heureuse que cette affaire tourne en notre faveur. C'est une somme très importante. Le crédit municipal est une structure à but social. C'est de l'argent qui nous sert à aider les personnes en difficultés", a-t-elle rappelé sur Europe 1.

Le règlement du différend avec le Crédit lyonnais dans la revente du groupe Adidas semble lui désormais définitivement acquis. Dans une autre procédure, le tribunal administratif de Paris a en effet rejeté un dernier recours de députés qui demandait l'annulation de la procédure d’arbitrage, considérant que le Crédit lyonnais était une "société de droit privée" et donc "autonome" vis-à-vis de l'Etat. La justice a estimé de son côté que l’analyse de Christine Lagarde était la bonne. La ministre de l’Economie avait estimé plus avantageuse pour l’Etat la procédure d’arbitrage comparée au risque d’une condamnation.