Bernard Pivot : "si j'étais un joueur, je serais Platini"

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Bernard Pivot : "si j'étais un joueur, je serais Platini"
Bernard Pivot sur Europe 1.
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Le journaliste et ancien commentateur sportif s'est livré à un questionnaire pas comme les autres dans la matinale d'Europe 1 vendredi.

INTERVIEW

France-Islande, c'est l'affiche du dernier quart de finale de l'Euro 2016 dimanche soir. Invité de la matinale vendredi, Bernard Pivot, journaliste, critique littéraire au JDD et président de l’Académie du Goncourt, mais aussi grand amateur de football est revenu sur le phénomène que représente le football en France. Avec des mots bien à lui, mais aussi des questions, il a donné ses pronostics pour le match.

"On peut se brûler les ailes et les pieds". Je serai pour "la France bien entendu", mais "elle aura devant elle un volcan qu'il va falloir qu'elle gravisse", explique le journaliste. "Mais attention quand on gravit des volcans, on peut s'y brûler les ailes et les pieds", poursuit-il. "Les Islandais ont ridiculisé les Anglais, mais c'est ça qui est formidable dans le football parce que de tout petits pays peuvent battre de grands pays et c'est le seul sport de ballon où l'on peut réaliser des exploits comme ceci", avance l'ancien commentateur de football.

"Ils terminent tous par -sson". Bernard Pivot, bien incapable de prononcer le nom des joueurs Islandais, s'est réjoui de ne pas avoir à les prononcer en tant que commentateur. "Ah non, ils terminent tous par -sson, mais ils ont des noms impossibles !" Enfin, même sur la maîtrise du français par les Bleus, le président de l'Académie du Goncourt est "prêt à accepter quasiment tout pour le football". "Je suis d'une tolérance infinie pour le football et le sport en général", explique-t-il. 

Bernard Pivot s'est ensuite livré à une version adaptée du questionnaire de Proust qu'il a posé durant des années dans son émission, Bouillon de culture :

Si vous étiez un joueur ? "Je pense que j'aurais été Michel Platini parce que je l'ai toujours adoré et je l'ai interviewé. Ne pas le voir dans les tribunes, ne pas le voir le remettre la coupe c'est un manque, mais il a commis une erreur et il l'a payée durement".

Si vous étiez un cheveu, sur quelle tête souhaiteriez-vous atterrir ? "En tout cas, pas sur les crêtes iroquoises, pas du tout. J'aimerai être un cheveu sur la langue de Deschamps".

Si vous étiez un juron après avoir raté un but ? "Mon juron habituel : merde, fais chier !"

Si vous étiez un cri de joie après avoir marqué ? "Je ne pense pas que je ne crierais, je pense que je serais tellement éberlué, je serais fasciné par ma réussite et j'attendrais que tous les corps de mes camardes me recouvrent"

S'il y avait un dieu du foot ? "Pour moi, c'est Venus"

Qu'aimeriez-vous qu'il vous dise quand vous rentrez au vestiaire ? "Qu'il me dise, 'écoute, c'est pas que tu as été bon aujourd'hui, tu as été tout à fait exceptionnel et demain, tu seras encore meilleur".