Belfort "ville morte" samedi pour soutenir les salariés d’Alstom

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Belfort "ville morte" samedi pour soutenir les salariés d’Alstom
@ Sebastien Bozon / AFP
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Les commerçants de la ville sont invités à tirer leurs rideaux, et les habitants à défiler pour soutenir les salariés menacés par la fermeture du site de construction de train. 

La mobilisation se poursuit à Belfort en soutien aux salariés de l’usine Alstom, menacée de fermeture. Samedi, les habitants et commerçants de la ville bourguignonne sont appelés à manifester leur soutien aux travailleurs de l’usine, si importante dans la région. Il s'agit de la deuxième journée de mobilisation importante après une première manifestation le 15 septembre, qui avait rassemblé quelque 2.000 personnes en soutien aux 480 salariés du site historique.

Le maire espère une mobilisation "très suivie". La journée "ville-morte" aura pour but "de montrer que la colère monte à Belfort et de faire pression sur le gouvernement et sur la direction" du groupe industriel, a expliqué le maire de cette collectivité de 50.000 habitants, Damien Meslot (LR). L'édile espère une mobilisation "très suivie", car selon lui, "les gens sont très solidaires" de l'avenir de l'usine, d'où est sorti le premier TGV en 1971, et dont dépendent près de 900 emplois indirects. Un grand rassemblement est prévu à 14 heures place de la Résistance, d'où un cortège partira jusqu'à la préfecture. Parallèlement, les commerçants sont appelés à baisser leur rideau de 14 heures à 15 heures. Les services publics ouverts samedi, tels que les musées, seront également fermés pendant une heure et le réseau de transports publics sera gratuit.

"Les habitants et les commerçants se sentent solidaires". "La ville a toujours été soucieuse de ce qui se passe dans l'usine, et en cette période difficile, les habitants et les commerçants se sentent solidaires des Alsthommes", constate Olivier Kohler, délégué CFDT d'Alstom Belfort, satisfait de voir que "tout le monde monte au créneau pour sauver les emplois". "Le départ de 400 familles aurait un impact indéniable sur l'économie de la ville" et cette journée "ville-morte" montre "la relation importante qui existe, depuis 137 ans, entre l'usine et la population", note le syndicaliste.