Pédophilie : une troisième affaire embarrassante pour le cardinal Barbarin

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Pédophilie : une troisième affaire embarrassante pour le cardinal Barbarin
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Un prêtre, condamné en 2007 pour agressions sexuelles sur des étudiants, a été promu par le cardinal Barbarin six ans plus tard. 

C'est une nouvelle affaire embarrassante pour le cardinal Barbarin. Le Parisien a révélé mercredi qu'il aurait promu un prêtre, condamné pour agressions sexuelles sur des étudiants. 

Que s'est-il passé ? Les victimes étant majeures, il ne s'agit donc pas de pédophilie. Mais les faits n'en sont pas moins graves. Ils remontent en 2007 alors que le prêtre en question officiait à Rodez, dans l'Aveyron. Celui-ci a été condamné par le tribunal correctionnel à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve pendant trois ans. Il a en effet été jugé coupable d'agressions sexuelles commises sur des étudiants d'un foyer dont il avait la responsabilité.

Selon les informations d'Europe 1, il s'agit plus exactement de quatre étudiants âgés de 19 à 34 ans qui se destinaient à la prêtrise. A l'époque, une victime avait ainsi fait état de caresses affectueuses sur la nuque puis descendant vers le ventre, les fesses et le sexe. 

Quel parcours après sa condamnation ? C'est en 2008-2009 que le prêtre arrive dans le diocèse de Lyon où il est alors curé d'une paroisse du Rhône. Le Parisien a interrogé l'archevêché de Lyon qui révèle être au courant du passé judiciaire de l'ecclésiastique. "Le juge d'application des peines n'a émis aucun avis négatif par rapport à un ministère paroissial", explique-t-on ainsi dans l'entourage du cardinal. En 2013, le prêtre est promu doyen, en charge de plusieurs paroisses donc, par le cardinal Barbarin. Une question se pose alors : le cardinal était-il au courant des agissements de ce prêtre ? Selon l'un de ses proches, "il n'a pas envie de répondre à cette question". 

Le problème : le prêtre est toujours au contact de jeunes. Aujourd'hui, le prêtre est toujours au contact de jeunes, il encadre notamment des jeunes gens de 15 à 20 ans en formation chrétienne, selon les informations d'Europe 1. Ce que confirme au micro d'Europe 1 l'un des vicaires du diocèse. "Il est en contact de jeunes mais il y a aussi un droit à l'oubli pour des faits passés qui ont déjà été jugés. Dans le cas présent, c'est une victime qui a porté plainte pour un fait ponctuel. Les choses ont été réglées, la justice a été rendue", confie-t-il. Mais ne pense-t-il pas que les jeunes encadrés aujourd'hui par ce prêtre doivent connaître son passé judiciaire ? Réponse de l'intéressé : "Non, je ne pense pas qu'il faille assimiler une situation comme la sienne et celle du père Preynat".