E.coli : trois ans de prison dont deux ferme pour le producteur de steaks contaminés

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E.coli : trois ans de prison dont deux ferme pour le producteur de steaks contaminés
Le producteur des steaks contaminés à la bactérie E.coli a écopé de trois ans de prison, dont deux ferme.@ Le producteur des steaks contaminés à la bactérie E.coli a écopé de trois ans de prison, dont deux ferme.
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Le producteur des steaks hachés contaminés à la bactérie E.coli a écopé d'une peine de trois ans de prison, dont deux ferme, mardi.

Trois ans de prison, dont un avec sursis sans aménagement de peine. Voilà la sanction dont a écopé l'ex-gérant de la société SEB, accusé d'avoir produit des steaks hachés contaminés qui avaient rendu malade une quinzaine d'enfants en juin 2011. Le tribunal correctionnel de Douai, dans le Nord, a rendu son verdict mardi.



Guy Lamorlette, 76 ans, était accusé de négligences, les steaks produits étant porteurs d'une variante dangereuse de la bactérie E.coli.

Il a été reconnu coupable de l'ensemble des délits, dont "blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité". Le parquet avait requis trois ans de prison ferme et un avec sursis. Guy Lamorlette a en outre été condamné à 50.000 euros d'amende, à plusieurs milliers d'euros de dommages et intérêts à verser aux familles de victimes, et à une interdiction d'exercer une profession dans le secteur industriel et commercial.

Le tribunal a par ailleurs ordonné l'extinction de l'action publique concernant le responsable qualité de la société, Laurent Appéré, mort des suites d'une maladie le 21 juin. Il était présent au procès, du 6 au 8 juin, et le procureur avait également requis à son encontre trois ans de prison ferme et un an avec sursis.

L'enquête puis le procès ont établi de nombreux manquements aux règles de sécurité, comme l'absence de contrôle spécifique à la dangereuse bactérie E.coli0157H7, plus cher qu'un simple contrôle à l'inoffensive bactérie générique E.coli. Mais les deux prévenus ont nié leur responsabilité lors du procès, s'attirant la colère des familles de victimes. Les enfants touchés avaient développé pour la plupart des syndrômes hémolytiques et urémiques (SHU). L'un d'eux, présent en fauteuil roulant à l'audience, est handicapé mental et quasi totalement paralysé du fait de l'ingestion de la bactérie.