Baccalauréat : êtes-vous incollable en triche ?

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Baccalauréat : êtes-vous incollable en triche ?
@ FREDERICK FLORIN / AFP
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Chaque année, des candidats au baccalauréat font le pari de la triche. De l'antisèche à l'oreillette... chacun a sa technique. 

Les épreuves du baccalauréat se terminent mercredi, pour ceux qui n'iront pas au rattrapage. Quant à ceux qui se sont fait "prendre" en flagrant délit de triche… Ils ne pourront plus passer l'examen pendant cinq ans, et risquent même trois ans de prison et 9.000 euros d'amende. Cette année encore, des candidats semblent avoir tenté le tout pour le tout, comme le laisse penser certains témoignages sur les réseaux sociaux ici ou . Quelles sont les triches préférées des candidats ? Les triches les plus folles qu'il n'y ait jamais eu ? Europe 1 vous fait réviser votre culture générale en triche, histoire de clôturer cette dernière semaine d'épreuves (pour un rappel précis de ce qui était autorisé ou proscrit, lire notre article ici).

Les techniques préférées des candidats. Le ministère de l'Education nationale n'a pas encore eu le temps de se pencher sur les fraudes de 2016. Mais les chiffres de 2015, relayés la semaine dernière par L'Etudiant, nous donnent des éléments détaillés sur les triches à la mode chez les lycéens. Premier constat : les suspicions de triche ont bondi de 24% entre 2014 et 2015, après une hausse de 10% entre 2013 et 2014.

L'an dernier, 31,7% des triches étaient liées aux nouvelles technologies, notamment l'utilisation du smartphone pour faire des recherches. Les antisèches suivent de près, représentant 23,26% des triches en 2015, soit une baisse de 4% par rapport à 2014. Suivent enfin la falsification des copies (8,14%, +1,54%), c’est-à-dire lorsque le candidat rend une copie identique à un cours sur internet ou à une page de manuel par exemple, puis la communication entre les candidats (6,63%, - 5,44%).

Les techniques les plus folles. Ces chiffres ne reflètent toutefois pas l'étendue de l'imagination de tous les candidats... et de leurs parents !  En 2013, une femme de 52 ans s'est présentée à la place de sa fille, pour passer à sa place l'épreuve d'anglais. Le surveillant repéra immédiatement la supercherie au moment du contrôle des identités, mais n'a prévenu la mère qu'après l'épreuve, histoire de ne pas perturber les autres candidats… et peut-être aussi pour lui donner une bonne leçon !

En France, toutefois, les tricheurs semblent se montrer moins inventifs que dans certains pays. Comme le raconte Le Figaro, en Inde, régulièrement, plusieurs parents escaladent les immeubles de l'examen pour faire passer des antisèches par la fenêtre à leurs enfants. "Moyennant une belle somme d’argent, les surveillants indiens ferment les yeux sur les smartphones, les antisèches", nous apprend le quotidien. Plus high-tech, en Algérie, l'an dernier, une candidate s'était connectée à un système de communication satellitaire via… une oreillette. Cette dernière était reliée à un correspondant qui lui donnait les réponses.