A Avignon, une ancienne prison transformée en 70 logements

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Alors que de plus en plus de personnes peinent à trouver un logement, Avignon a la solution : transformer une ancienne prison en résidence moderne.

REPORTAGE

Au coeur d'Avignon, dans le Vaucluse, il y a un vieux bâtiment à l'abandon depuis des années qui a longtemps servi de prison. Il va être totalement rénové et réhabilité pour devenir un véritable lieu de vie et d'activités économiques. Un projet à plus de 16 millions d'euros qui sortira de terre dans deux ans.

Un emplacement idéal. C'est un bâtiment du XIXème siècle situé juste à côté du Palais des Papes, un emplacement idéal avec vue imprenable sur le Rhône. On oublierait presque que ce fut pendant des années un asile puis une prison. Vincent Speller, architecte, s'est approprié ces 11.000 mètres carrés de vieilles pierres pour en faire des cellules aménagées en logements avec voûte monumentale, jardin, patio et terrasse. Une prouesse architecturale pour le porteur du projet qui n'avait pas l'intention d'abandonner le passé mais plutôt de le transformer.

Faire entrer le bâtiment dans la modernité. "La vraie contrainte, ce sont les larmes. Personne ne va vouloir habiter dans des murs où il y a des larmes sur les peintures. Donc il faut avoir le courage de se dire qu'il faut des gestes modernes, qu'il faut des toits très particuliers, qu'il faut ouvrir de nouvelles grandes fenêtres sur la ville et sur l'extérieur pour expliquer qu'à l'intérieur, ce ne sont plus des geôliers mais des habitants."

Réinventer une vie de quartier. Soixante-dix logements sont prévus mais aussi une auberge de jeunesse, une crèche, des commerces... Au total, ce sont 300 nouveaux habitants qu'il faudra convaincre d'accepter de vivre dans un ancien lieu d'enfermement. "On a voulu y développer véritablement un morceau de ville, un morceau de quartier", explique Cécile Helle, la maire d'Avignon. "Et à partir du moment où on parle de ville ou de quartier, on parle d'habitants, d'hommes et de femmes qui se vont s'y rencontrer, qui vont y vivre, y travailler, y créer même puisque les artistes auront aussi leur place. Donc c'est un peu ça, le défi qu'on a voulu poser."