Meurtre d'Aurélie Fouquet : "six ans que nous étions en quête de vérité"

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Après la condamnation en Algérie du frère de Rédoine Faïd, identifié comme le meurtrier d'Aurélie Fouquet, la mère de la policière municipale fait part de son soulagement. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

"Nous avons dû aller chercher la vérité aux portes du désert", déclare au micro d'Europe 1 la mère d'Aurélie Fouquet, jeune policière municipale tuée en 2010, à Villiers-sur-Marne. Précisément jusqu'en Algérie, où le frère du braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd, Fisal Faïd avait pris la fuite et a été condamné lundi soir à 20 ans de réclusion criminelle. Devant le tribunal criminel de M'Sila, un homme a en effet témoigné en visioconférence depuis Nanterre, en France, et a désigné Fisal Faïd comme le meurtrier. 

"C'est lui qui a tiré sur la dame". Une première pour la justice algérienne, mais surtout une nouvelle bouleversante pour les parents de la jeune femme. Car pour la première fois dans le dossier, un témoin a identifié publiquement le meurtrier d'Aurélie Fouquet. "Il reconnait que c'était bien la personne qui était sur les lieux. Et lorsqu'on lui présente Fisal Faïd en personne, il a comme une révélation. Là, il dit tout simplement : 'c'est lui qui a tiré sur la dame, c'est lui qui a tiré sur la dame'", raconte la  mère d'Aurélie Fouquet, encore émue au lendemain de l'audience. "Il revoyait la scène, on voyait qu'il la revivait au même instant. C'était vraiment bouleversant".

"Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'Aurélie". "Cela fait six ans que nous sommes en quête de vérité. Il nous manquait la personne, mettre un visage", poursuit-elle, à peine rentrée d'Algérie. "Là, de le voir vivant, je peux vous garantir, ça fait un choc. De savoir que c'est le coupable, et que c'est lui qui a retiré la vie à ma fille, ça a été un véritable choc".

Désormais, c'est une page qui se tourne avec cette réponse que les parents d'Aurélie ont enfin trouvé. Un moment bouleversant, d'autant que ce mardi, "c'est l'anniversaire d'Aurélie. Elle aurait eu 33 ans", confie sa mère. "On lui devait. On s'était promis qu'on lui ramènerait, et on lui ramène."