Attentats de Paris : "des dysfonctionnements" dans le suivi des familles des victimes

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Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fédération Nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC), a critiqué les dysfonctionnements dans le suivi des familles des victimes des attentats du 13 novembre. 

INTERVIEW

Un peu plus de quatre mois après les attentats du 13 novembre, François Hollande a reçu lundi pour la première fois les associations de victimes. Ces dernières se sont félicitées d'avoir été "écoutées", à défaut de recevoir des "assurances formelles" en réponse à leurs nombreuses doléances. Les familles des victimes ont notamment fait part au chef de l’Etat des nombreux problèmes qu’elles rencontrent  : identification des corps, accompagnement, indemnisation, information, coordination entre les administrations, prise en charge des frais d'avocat et médico-psychologiques... 

 "Tout n’est pas parfait. Il y a des dizaines d’exemples de dysfonctionnements ou de maladresses qui ont été commises", a appuyé Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fédération Nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC), interrogé lundi soir sur Europe 1.

"Les rapports d’autopsie n’ont toujours pas été versés au dossier de l’instruction". "Les rapports d’autopsie n’ont toujours pas été versés au dossier de l’instruction", a raconté Stéphane Gicquel. "Pour des parents qui ont perdu un enfant, il est tellement important de savoir où et comment leur enfant est décédé. Ils ont simplement des papiers où sont écrits : ‘il est décédé dans la nuit du 13 au 14 novembre’, mais sans même l’attaque du Bataclan. Tout est compliqué. Ces familles n’ont pas accès à ce tout début de vérité", a conclu le secrétaire général de la Fédération Nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs.

La secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, a cependant annoncé une batterie de mesures visant à accélérer la prise en charge :  un "guichet unique" chargé de "coordonner l'accès à l'information et le suivi des victimes" sera rapidement mis en place, tout comme un "réseau de référents uniques" chargés de leur suivi.