Attentat déjoué : trois suspectes présentées à la justice

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Attentat déjoué : trois suspectes présentées à la justice
Trois suspectes ont été présentées lundi à la justice en vue d'une mise en examen dans l'affaire de l'attentat déjoué. @ AFP
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Trois femmes soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat en France ont été déférées lundi au tribunal à Paris.

Trois femmes soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat en France ont été déférées lundi au tribunal à Paris, en vue d'une mise en examen par des juges antiterroristes, a annoncé le parquet de Paris.

Un commando de femmes. Inès M., 19 ans, Sarah H., 23 ans, et Amel S., 39 ans, avaient été interpellées jeudi dans l'Essonne. Ce commando de femmes, dont les deux plus jeunes étaient connues des services pour leur radicalisation, avaient évoqué des gares de l'Essonne et de Paris, ainsi que des policiers comme cibles potentielles et envisageaient de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, selon des sources proches de l'enquête.

Des motivations qui ne font guère de doute. Leurs moyens d'action semblent a priori rudimentaires. Sept bouteilles en verre vides, et "ce qui pourrait s'apparenter à des mèches artisanales en papier", selon le procureur de Paris, François Molins, ont été retrouvées dans l'appartement d'Amel S. à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), près duquel les trois femmes ont été interpellées. Mohamed Lamine A. avait été arrêté un peu plus tard aux Mureaux (Yvelines). Mais les motivations de ces femmes ne font guère de doute pour les enquêteurs: Inès M. avait, dans son sac à main, une lettre d'allégeance au groupe État islamique (EI) et, dans son ordinateur, de la propagande djihadiste.

Inès M. est aussi suspectée d'avoir participé à un attentat avorté à la voiture piégée dans la nuit du 3 au 4 septembre à Paris. La jeune femme est la fille du propriétaire du véhicule abandonné à quelques centaines de mètres de la cathédrale Notre-Dame avec cinq bonbonnes pleines de gaz, une cigarette à peine consumée et des résidus d'hydrocarbure dans le coffre.

Selon les premiers éléments de l'enquête, elle a abandonné cette voiture avec une complice, Ornella Gilligmann, mise en examen samedi à Paris et écrouée. Inès M. "devrait être entendue prochainement dans le cadre de cette autre enquête", a précisé une source proche du dossier. Selon les enquêteurs, Inès Madani était en contact avec le djihadiste français de l'EI Rachid Kassim, 29 ans, soupçonné de téléguider depuis la zone syro-irakienne ses émules via la messagerie cryptée Telegram.