Attaque de loups : "On voit des morsures profondes dans le cou des brebis"

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Alerte aux loups aux portes d’Aix-en-Provence. Les premiers touchés sont les bergers qui constatent tous les matins des pertes dans leurs troupeaux. Ils réclament un droit d'abattage. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

Attention aux loups. Alerte aux loups aux portes d’Aix-en-Provence. On sait qu’il y a plusieurs spécimens recensés dans les Bouches-du-Rhône mais ces derniers jours, de nombreux bergers ont subi des attaques sur leurs troupeaux, notamment dans la région de Peyrolles, à 20 kilomètres d’Aix-en-Provence. Les éleveurs de moutons démunis réclament de l’aide puisque le loup est protégé.

"Je suis écœuré". Europe 1 a rencontré un des bergers touchés par le problème. Dans son exploitation, le loup a frappé deux fois en moins d’une semaine, la nuit, sans tenir compte de la clôture installée par le berger. Il a perdu six brebis et quarante animaux sont blessés, notamment des agneaux. Les pertes sèches s’élèvent à plus de 6.000 euros, sans compter les frais vétérinaires. Un massacre, comme l’explique Roland Gauthier qui demande le droit de pouvoir se défendre, “je suis écoeuré. Je ne dors plus la nuit car je ne sais pas ce que je vais trouver le matin en me réveillant. Quand j’arrive, je vois des cadavres, des brebis esquintées et mordues un peu partout, à la mamelle, aux cuisses et même au milieu du ventre. Il y en avait une qui avait les tripes à l’air. On voit des morsures profondes, dans le cou. On se voile la face mais le loup est là, depuis des années !", alerte-t-il.

"Je risque la prison". Face à la situation, l'éleveur souhaite un droit d'abattage. "Aujourd'hui, c’est à nous de prendre le risque de tuer le loup et de le porter devant la Préfecture. Mais cela peut nous coûter cher ! Et même la prison pour avoir tué une bête. Je veux avoir l’autorisation de les abattre. Si un jour, il y a un problème, c’est nous qui sommes coupables. Les loups sont protégés alors que les moutons, eux, ne sont pas protégés. Il faut qu’on m’explique la logique", s’énerve l’éleveur.

Le berger réclame donc une battue, il en va de la survie du pastoralisme selon lui. Car pour lui, les 300 loups recensés en France ont fait des petits. Et les carnassiers protégés ont tendance à se rapprocher des villes, tout comme les sangliers.