Assassinat en Corse : Alain Orsoni mis en examen

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Assassinat en Corse : Alain Orsoni mis en examen
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Le président du club de football d'Ajaccio ainsi que deux autres personnes ont été mises en examen dans le cadre de l'enquête sur un assassinat en Corse. L'avocat d'Alain Orsoni parle d'un dossier "farfelu".

Alain Orsoni, interpellé la semaine dernière a été mis en examen lundi pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre en bande organisée", celui de Thierry Castola, un pompier de 36 ans tué par balles le 3 janvier 2009 au sortir d'un bar de Bastelicaccia (Corse-du-Sud). Dans le même dossier, deux autres personnes ont été mises en examen.

Le président du club de football d’Ajaccio devrait être présenté à un juge des libertés et de la détention jeudi prochain. En attendant, il reste détenu, a indiqué son avocat, Me Antoine Sollacaro.

Selon des enquêteurs, Francis Castola avait des intérêts dans les jeux en Amérique du Sud, secteur où Alain Orsoni, selon ses dires, a travaillé comme consultant durant son exil. C'est dans ce cadre qu'un contentieux serait né entre les deux hommes. "Tout cela est tout à fait farfelu", a commenté Me Sollacaro qui a par ailleurs jugé la qualification d'association de malfaiteurs retenue contre son client injustifiée, Alain Orsoni n'ayant jamais eu aucun rapport avec les deux autres personnes mises en examen avec lui et qui sont, selon l'avocat, des amis de son fils.

Thierry Castola était un ancien sympathisant du MPA d'Alain Orsoni et le fils de Francis Castola, un homme réputé proche de la bande ajaccienne dite du Petit Bar assassiné en mars 2005. Il était revenu en Corse en 2008 après douze ans d'exil en Amérique du Sud et en Espagne où il travaillait selon ses dires comme consultant dans le secteur des jeux.