Assassinat du père Hamel : l'homme interpellé en Corse remis en liberté

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Assassinat du père Hamel : l'homme interpellé en Corse remis en liberté
L'homme a été remis en liberté sans aucune charge pesant contre lui (image d'illustration). @ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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L'homme appartenant au deuxième cercle de l'entourage de l'un des tueurs du père Hamel interpellé lundi en Corse a été remis en liberté vendredi sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.

L'homme interpellé en Corse lundi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray en Seine-Maritime a été remis en liberté vendredi matin, a indiqué une source proche de l'enquête.

Aucune charge retenue contre lui. À 11h25, le trentenaire est reparti libre du commissariat de Bastia, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui, a précisé cette source. Ce trentenaire faisait partie du "deuxième cercle" de l'entourage d'Abdel-Malik Petitjean, un des deux tueurs du prêtre Jacques Hamel dans son église, le 26 juillet 2016.

Quel rôle dans la radicalisation des deux tueurs ? Les enquêteurs de la Sdat (sous-direction antiterroriste) se demandaient s'il avait pu jouer un rôle dans le passage à l'acte ou dans la radicalisation des deux tueurs, qui se réclamaient de l'organisation État islamique. Cet homme n'était pas fiché S, mais était connu pour sa pratique d'un islam rigoriste, selon une source proche du dossier. Son nom est apparu dans l'enquête, car il avait payé un trajet Blablacar à Abdel-Malik Petitjean, quelques jours avant l'attaque, le 14 juillet, selon un proche du dossier.

Un auto-entrepreneur en Corse. Né en août 1987 au Maroc, il est arrivé en Corse, où il exerce en auto-entrepreneur dans le secteur de l'électricité, peu de temps après les faits, selon une autre source. Abdel-Malik Petitjean, 19 ans, avait été abattu avec son complice Adel Kermiche, alors qu'ils sortaient de l'église après l'attentat. Le prêtre Jacques Hamel, venait d'achever sa messe matinale dans son église de cette banlieue ouvrière de Rouen, quand il avait été tué de deux coups de couteau à la gorge.