Après les inondations, le casse-tête des casses automobiles

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Après les inondations, le casse-tête des casses automobiles
Image d'illustration.
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10.000 véhicules devraient arriver dans les casses des régions touchées par les inondations. Certaines sont déjà saturées.

REPORTAGE

Alors que l'heure est à la décrue dans les départements frappés par les inondations de ces derniers jours, le bilan, peu à peu, se précise. Manuel Valls a annoncé lundi la mise en place d'un "fonds d'extrême urgence" de "plusieurs millions d'euros" pour les sinistrés qui ont tout perdu. Outre les habitations qui représentent le plus gros des dégâts, il faut aussi traiter les carcasses des véhicules pris dans les eaux. Et la saturation guette.

10.000 véhicules attendus. Selon les premières estimations de la Fédération des agents d'assurance, le nombre de véhicules touchés pourrait dépasser les 10.000. Dans les prochains jours, le défi va consister à traiter ces véhicules, alors que dans les départements les plus touchés, comme le Loiret ou l'Essonne notamment, certains professionnels saturent déjà. "La préfecture nous a appelés ce matin pour nous dire qu'il y avait déjà 1.000 voitures qu'il fallait ramener", explique Eric, de la casse auto S.P.A à Corbeil-Essonnes. "Le problème, c'est qu'on est déjà plein", poursuit-il. "Au début, j'ai eu peur, parce que c'est beaucoup d'un coup. Il faut penser que l'on rentre 300 voitures par an, donc c'est énorme", conclut Eric.

"Tout est trempé". Rien ou presque ne pourra être récupéré sur ces voitures. Seuls les pneus ou certains rétroviseurs en plastique pourront éventuellement être réutilisés. Mais ni l'électronique, ni les pièces mécaniques, ni les sièges ne sont récupérables. "Les véhicules ont eu 1,25 mètres d'eau, quasiment jusqu'au toit. De toute façon ils ne démarrent plus, c'est tout trempé. C'est l'assurance qui va payer", explique Fernando, propriétaire d'une casse à Souppes-sur-Loing, en Seine-et-Marne.

Du côté des assureurs, les dossiers affluent depuis quelques jours. Plus de 900 ont été enregistrés en quelques jours du côté de GMF, MMA et de la MAAF. Et déjà près de 3.000 à la Maif, qui s'attend à en avoir deux fois plus à traiter que lors des inondations dans le sud-sst en octobre dernier.