Après deux ans d'incarcération pour meurtre, il est libéré grâce à un rapport du médecin légiste

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Après deux ans d'incarcération pour meurtre, il est libéré grâce à un rapport du médecin légiste
Les faits se sont déroulés aux abords de l'Oise à l'Isle-Adam@ Capture d'écran Google street view
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Le nouveau rapport du médecin légiste a émis l'hypothèse que la victime ait eu un malaise cardiaque qui aurait entraîné la noyade dont on a accusé le jeune homme incarcéré.

Ahmed, peintre en bâtiment de 29 ans, a été libéré vendredi après avoir passé deux années derrière les barreaux. Un nouveau rapport du médecin légiste a conclu à la possibilité d'une noyade accidentelle qui aurait provoqué la mort de l'homme que le jeune homme a été accusé d'avoir tué, raconte Le Parisien lundi.

Un premier rapport égaré. L'avocat du jeune homme, contacté par le quotidien, dénonce "une erreur judiciaire". Son client, un Pakistanais a été accusé du meurtre d'un entrepreneur du bâtiment de 54 ans retrouvé dans l'Oise (au niveau de L'Isle-Adam) en mai 2015. Au moment des faits, le premier rapport du médecin légiste avait conclu à une impossibilité de déterminer les causes de la mort. Néanmoins il précise qu'il pourrait conclure à une noyade si des micro-algues étaient découvertes dans les poumons de la victime, un détail qui s'était perdu jusqu'en février 2017.

En prison pendant deux ans. Pendant ce temps, l'enquête avait désigné Ahmed coupable du meurtre de son compatriote pour lui voler les 80.000 euros qu'il avait en poche le jour du drame. Bien qu'il ait toujours clamé son innocence, le bornage de son portable indiquait qu'il était la dernière personne à avoir vue la victime vivante. Le jeune homme est alors incarcéré à la prison d'Osny (Val-d'Oise)

Peut-être une mort par accident. Lorsque la juge d'instruction en charge du dossier a retrouvé le rapport, elle a demandé des analyses des fameuses micro-algues. Un examen rendu impossible par la trop petite quantité de matière organique prélevée sur le corps avant qu'il ne soit inhumé au Pakistan. S'il n'y a toujours pas de preuve formelle d'une noyade, le nouveau rapport du médecin légiste pointe les antécédents cardiaques de la victime qui auraient pu entraîner une mort subite ou un malaise, rapporte le quotidien.