Après Brest, Perpignan veut aussi son téléphérique

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Après Brest, Perpignan veut aussi son téléphérique
@ FRED TANNEAU / AFP
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Perpignan a lancé vendredi un projet pour un téléphérique en ville, un transport beaucoup mois cher que le tramway ou le métro et qui vient d'être installé avec succès à Brest, a-t-on appris auprès de la communauté urbaine.

 Signe de modernité. "Le téléphérique, c'est un signe fort de modernité pour la ville", a indiqué Laurent Gauze, président de Perpignan-Méditerranée Invest, l'Agence de développement économique de la communauté urbaine de Perpignan-Méditerranée. "On ne peut pas espérer un métro ou un tramway pour Perpignan, c'est trop cher. Le téléphérique coûte trois fois moins cher que le tramway. Cela permet de répondre au besoin de mobilité en mettant en place des outils modernes", a-t-il ajouté.

Passer par le centre-ville et l'hôpital. "Le projet consiste à étudier la mise en place d'un parcours en téléphérique Sud Nord de la ville, passant par la zone économique Tecnosud 2, Tecnosud 1, la Fac, le cente ville, puis l'hôpital", a-t-il poursuivi. L'Agence de développement économique a présenté un calendrier. La définition du projet et des intervenants pourraient se faire en octobre 2016, le lancement des études en novembre de la même année.
Une concertation de la population pourrait être réalisée en 2017. Les travaux de mise en place de ce téléphérique de près de 8 km dureraient trois ans. Sa mise en service est envisagée à l'horizon 2021-2023.

Moins cher et moins polluant. Selon les services de l'Agence économique, le téléphérique serait près de deux fois moins polluant que le tramway, sept fois moins que le bus.  Selon elle, il faut débourser en moyenne entre 40 et 50 M d'euros pour construire un kilomètre de métro, entre 15 et 25 M d'euros pour le tramway. Il faut seulement 8 à 15 M d'euros pour le téléphérique. A l'étranger, Rio de Janeiro, New York ou Alger ont déjà intégré un téléphérique à leur réseau de transport urbain. En France, il reste pour l'heure cantonné au tourisme, mais encouragé par la loi de 2009 issue du Grenelle de l'environnement, il pourrait voir le jour dans plusieurs villes, dont Créteil et Toulouse.