Affichage sur les migrants à Béziers : la justice rejette la requête d'associations

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Affichage sur les migrants à Béziers : la justice rejette la requête d'associations
Les affiches ont été retirées vendredi. @ PASCAL GUYOT / AFP
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La justice a estimé que la demande des associations de retirer des publications portant sur les migrants était infondée, les affiches ayant déjà été retirées.

Pour l'heure, la justice donne raison à Robert Ménard. Le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté lundi une requête en injonction contre la commune de Béziers, dirigée par Robert Ménard proche du Front national, présentée par deux associations contestant des affichages et publications portant sur les migrants. Les associations Esprit libre et Cultures solidaires avaient saisi la justice selon la procédure de référé liberté, destinée à permettre de mettre fin en urgence aux atteintes graves portées aux libertés fondamentales par une autorité administrative.

Une campagne "xénophobe". Les deux associations dénonçaient une campagne de "propagande", "xénophobe et raciste" du maire. Elles demandaient que la commune procède à la suppression d'une part d'affiches municipales sur lesquelles était écrit "Migrants - sujet interdit ? Référendum !", et d'autre part de passages d'éditions du bulletin municipal, intitulés "Immigration, islam, France ... Robert Ménard dit tout" et "Pourquoi nous ne voulons pas des migrants : les 8 raisons de notre refus". 

Le Conseil d'Etat bientôt saisi ? Le juge des référés, constatant que les affiches incriminées avaient été retirées avant l'audience de vendredi, a estimé que la demande des associations portant sur ce point était "sans objet". Il a ensuite considéré que les articles en cause du bulletin municipal "ne se sont pas limités à une information relative aux réalisations et à la gestion du conseil municipal et ont ainsi dépassé la vocation dévolue à un tel bulletin" par le code général des collectivités territoriales et "méconnu le principe de neutralité du service public". Mais il a jugé que la seule publication de ces articles ne justifiait pas d'ordonner en urgence "une quelconque mesure en vue de sauvegarder une liberté fondamentale", rejetant ainsi la requête des associations. Elles ont annoncé lundi auprès de LCI leur intention de saisir le Conseil d'Etat.