Accord trouvé à Whirlpool : "Tout le monde ne roulera pas en Ferrari demain, mais ça aidera"

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Après douze jours de grève, les salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens et la direction sont parvenus à un accord.

REPORTAGE

La grève est terminée à l'usine Whirlpool d'Amiens. Un accord sur le contenu du plan social a été trouvé vendredi soir avec la direction. Un soulagement pour les ouvriers. Europe 1 est allé à leur rencontre.

65.000 euros par salarié. Sur le parking de l’usine, les salariés ont allumé un feu à l’aide de pneu et de palettes en apprenant la nouvelle de la signature. Ils ont passé une bonne partie de la soirée ensemble, partagés entre la tristesse et le soulagement. Si ce plan social signifie la fermeture définitive de leur usine l’année prochaine, ils se disent tous "satisfaits" par l’accord trouvé avec la direction de Whirlpool. Selon nos informations, les indemnités supra-légales atteindraient 65.000 euros par salarié. Un moindre mal pour Patrice Sinoquet, délégué CFDT : "Tout le monde ne roulera pas en Ferrari demain, mais ça aidera certainement pour l’accompagnement, pour retrouver du boulot, des formations… On ne part pas le 'cul nu' au 1er juin 2018", date à laquelle l'usine fermera ses portes. Sa production doit être délocalisée en Pologne.

"Le repreneur, c'est le second round". Pour les salariés de Whirlpool, ce plan social est une première bataille gagnée. Désormais, l’objectif est de retrouver un repreneur sérieux. "Dans la tête de tout le monde, c’est une libération. On ne savait pas à quelle sauce on allait être mangés. Le repreneur, c’est le second round. La cerise sur le gâteau, ce serait, demain, d’avoir un repreneur qui puisse reprendre pas mal de salariés", estime Patrice Sinoquet. La contrepartie de la signature du plan social, c’est la levée du mouvement de grève. Les salariés vont reprendre le travail mardi, après douze jours de grève.