A Saint-Denis, on l'appelle "la flasheuse" et elle rapporte gros en PV

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En quelques jours, une voiture blanche toute simple est devenue la terreur de tous les automobilistes de Saint-Denis en région parisienne. Elle est capable de verbaliser jusqu'à 1.500 voitures à l'heure. 

Jusqu'à 1.500 voitures à l'heure. En quelques jours, cette voiture est devenue la terreur des automobilistes de Saint-Denis en banlieue parisienne. C’est une simple voiture en apparence sauf qu’elle a une étrange rampe lumineuse orange sur son toit. C’est un lecteur de plaques minéralogiques capable de verbaliser jusqu’à 1.500 voitures à l’heure. Un système qui rapporte à la ville la bagatelle de 20.000 euros par jour.

"La flasheuse". Les commerçants l’appellent "la flasheuse", avec un peu de mépris et d’agacement. Cette voiture blanche et non siglée est seulement équipée d’un gyrophare. Et si un véhicule est garé en double-file ou sur un passage piéton alors un agent de la voiture flasheuse appuie sur un bouton et les caméras dans le gyrophare enregistrent alors la plaque d’immatriculation. L’automobiliste reçoit automatiquement un PV dans sa boite aux lettres. Un système très efficace qui s'attaquera également dans quelques jours aux stationnements impayés.

"Une forme de racket". Pour les riverains, c’est une forme de racket mais, la Mairie refuse de les entendre. Pour la commune, il s'agit d'un moyen efficace d’appliquer la loi. "Les règles doivent être appliqués par tous, c’est normal. Et ceux qui s’exposent à des incivilités savent qu’avec un véhicule de police marqué Police en gros ils peuvent être verbalisés, et bien là, c’est la même chose et c’est ça la force du système", estime un adjoint au maire.

20.000 euros par jour. Et ce système est également très rentable. Selon la Mairie, la voiture réalise l’équivalent du travail de quinze agents de police avec 200 à 300 PV de plus par jour. Si on fait donc le calcul, cela représente en moyenne 20.000 euros de plus par jour dans les caisses de l’agglomération. Résultat, d’autres communes de banlieue parisienne comme Boulogne-Billancourt ou Aubervilliers sont en train de tester ce système. En province, Toulouse, Nantes, Grenoble ou Nice seraient également intéressés.