A Rennes, Bernard Cazeneuve, rend hommage aux forces de l'ordre

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Le ministre de l'Intérieur a également annoncé l'affectation prochaine de 88 policiers supplémentaires en Ille-et-Vilaine.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a rendu hommage dimanche matin à Rennes au travail des forces de l'ordre confrontées depuis plusieurs semaines à des manifestations parfois violentes, notamment dans la capitale bretonne, suite au projet de loi de réforme du code du travail.

"Les forces de l'ordre se trouvent en butte avec des groupes d'une extrême violence qui ne sont pas là pour exprimer leurs revendications (...) mais qui sont là pour casser, pour détruire, pour exprimer la haine de l'Etat et des institutions", a déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'une prise de parole au commissariat central en présence de la députée-maire de Rennes, Nathalie Appéré (PS), et du nouveau préfet de région, Christian Mirmand.

"Cinquante et une personnes ont été condamnées". Des manifestants "qui s'en prennent aux biens, qui s'en prennent, on l'a vu, à l'incarnation des services publics, à des équipements publics, et qui s'en prennent à des policiers et des gendarmes parce qu'ils portent l'uniforme (...) Cela est intolérable et cela ne sera pas toléré", a poursuivi le ministre. Monsieur Cazeneuve a fait état, depuis le début des manifestations en France de 1.300 interpellations, 819 placements en garde à vue et 51 condamnations dans le cadre de comparutions immédiates. "Cinquante et une personnes ont été condamnées, souvent sévèrement. Il y aura d'autres convocations devant les tribunaux et, je le dis ici, à Rennes, la fermeté sera totale", a-t-il affirmé.

88 policiers supplémentaires en Ille-et-Vilaine. Le ministre de l'Intérieur, qui s'est ensuite rendu à la préfecture pour un entretien avec les responsables de la sécurité publique, a également annoncé l'affectation prochaine de 88 policiers supplémentaires en Ille-et-Vilaine. Un groupe de quelque 300 casseurs a endommagé vendredi soir plusieurs commerces et bâtiments publics dans le centre de la capitale bretonne, après l'évacuation à l'aube d'une salle municipale occupée depuis le 1er mai par des opposants au projet de loi travail. Samedi après-midi, de très nombreuses forces de l'ordre ont empêché un rassemblement, interdit par les autorités, de quelques 700 manifestants venus dénoncer "les violences policières" de défiler dans le centre-ville.