A Nice, une rentrée des classes sous haute-sécurité : "nous allons effectuer des rondes"

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A Nice, une rentrée des classes sous haute-sécurité : "nous allons effectuer des rondes"
@ ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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La mairie a procédé à plusieurs aménagements pour sécuriser les écoles. Un policier sera présent devant chaque école.

Rentrée des classes, J-2. Plus de douze millions d’élèves se préparent à reprendre le chemin de l'école. A Nice, la mairie a dépensé plusieurs millions d'euros pour des travaux de sécurisation. Elle va également déployer à partir de lundi une brigade spéciale de 110 policiers municipaux. 

Des investissements importants. Alarme anti-intrusion, bouton d'alerte relié au centre de supervision urbain, rehaussement des murs, tourniquets d'entrée et de sortie... La mairie de Nice a multiplié les travaux pour sécuriser ses écoles au cours des derniers mois. "L'ensemble des actions qui ont été entreprises en terme d'équipement (rehaussement de clôtures, caméras...) et la sécurisation par des agents de l'entrée de l'établissement permet de ne pas devoir se soucier de la sécurité puisqu'elle est assurée par tous ces équipements et ces personnes", explique Michel Jean Floc'h, inspecteur d'académie dans les Alpes-Maritimes.

120 policiers recrutés. En plus des investissements matériels, une brigade de 120 policiers spécialement recrutés et formés pour sécuriser les groupes scolaires assurera la sécurité des enfants. Un policier sera présent devant chaque école de la ville chaque jour, une première en France. "Au quotidien (nous serons présent) à toutes les entrées et sorties, jusqu'au dernier élève", détaille le brigadier, Luc Tari. "Et après (nous allons) effectuer des rondes, des patrouilles de sécurité générale, repérer les objets suspects, les véhicules gênants, les anomalies sur la voie publique et prendre contact avec le personnel de l'Education nationale", poursuit-il.


A terme, Christian Estrosi, le maire de Nice, souhaiterait aller encore plus loin avec la présence de policiers armés dans les établissements scolaires. Mais pour le moment, parents et enseignants y sont totalement opposés.