A l'hôpital Pasteur de Nice, "des blessures de guerre"

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Après l'attaque qui a fait 84 morts et de nombreux blessés, les médecins ont opéré toute la nuit de jeudi à vendredi, à Nice. L'un d'entre eux a été joint par Europe 1. 

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

A l'hôpital Pasteur de Nice, les blessés ont afflué tout au long de la nuit de jeudi à vendredi, après l'attaque perpétrée sur la promenade des Anglais, qui a fait 84 morts et de nombreux blessés. Cinquante-deux d'entre eux se trouvaient encore en état d'urgence absolue, vendredi après-midi. Europe 1 a pu joindre le docteur Mathieu Durant, chirurgien de garde, qui est resté plus de quatre heures au bloc. 

13 salles d'opération. "Il faut savoir que d'habitude, on a une salle d'urgences qui peut être doublée pour deux équipes. Là, on a opéré sur treize salles en même temps", témoigne le médecin. "Moi, j'ai été sur deux ou trois blocs opératoires, j'ai dû opérer entre 15 et 18 personnes." Le chirurgien est intervenu pour "des blessures qui s'apparentent à des blessures de guerre : des plaies par écrasement, des fractures ouvertes, nombreuses, et parfois des traumatismes fermés avec des saignements internes, que l'on ne voit que quand on opère."

"Toutes les spécialités étaient là". Selon Mathieu Durant, la nuit a été marquée par une forte solidarité du personnel hospitalier : "Toutes les spécialités étaient là (...). Par exemple, j'ai opéré avec un chirurgien de Lille qui s'est présenté spontanément", raconte le médecin, qui restait mobilisé, vendredi : "On est en train d'organiser quelques reprises de patients qui se compliquent, que l'on va reprendre en bloc opératoire."