Malgré les craintes, une journée calme

Un important dispositif policier a été déployé à Paris.
Un important dispositif policier a été déployé à Paris. © REUTERS
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avec AFP , modifié à
Le fort déploiement de forces de l'ordre a empêché toute manifestation samedi.

Les autorités craignaient des manifestations illégales. Un impressionnant dispositif policier a été déployé samedi en France, pour faire face à d’éventuelles manifestations de militants protestant contre la publication de caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, et contre le film anti-islam. La journée a finalement été très calme, les velléités de manifester ayant été tuées dans l’œuf par la présence de la police.

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A Marseille, une soixantaine de CRS, appuyés par un hélicoptère de la gendarmerie, étaient mobilisés, de même qu’une trentaine de journalistes. Le tout pour un seul manifestant.

Plusieurs zones à risque à Paris

manifestation lille caricatures, film anti-islam

Une tentative de rassemblement a par exemple vite avorté à Lille, où une vingtaine de personnes ont tenté de dénoncer les "provocations à l’égard de l’islam", ainsi que l’interdiction de manifester. Un homme a été emmené au poste par les forces de l’ordre, et quatre femmes ont été verbalisées pour port du niqab.

Dans la capitale, plusieurs zones à risque avaient été identifiées : la place du Trocadéro, les abords de la Grande Mosquée, la place de la Concorde et la place de la Bastille. Deux demandes de rassemblement, au Trocadéro et devant la Grande Mosquées, avaient été refusées plus tôt. Des appels à manifester avaient tout de même été relayés sur les réseaux sociaux ou par SMS. La préfecture de Paris a indiqué avoir interpellé 50 personnes "qui ne respectaient pas les interdictions".

"Esprit républicain"

Manuel Valls

© REUTERS

Au terme de cette journée "sans incident", le ministère de l’Intérieur a rendu "hommage" à l’"esprit républicain" des musulmans de France, tout en précisant que les dispositifs de sécurité "mis en place ces derniers jours ser[aient] maintenus tant que nécessaire".

Quant à Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, il s’est félicité de la "maturité" dont a fait preuve la communauté musulmane en répondant, selon lui, par "un silence méprisant à ceux qui ont voulu la provoquer".