Des températures positives au Pôle Nord au lieu des -20 degrés habituels

  • A
  • A
Des températures positives au Pôle Nord au lieu des -20 degrés habituels
@ TORE MEEK / NTB SCANPIX / AFP
2918 partages

L'Arctique connaît une douceur anormale en cette fin d'année, avec notamment des températures supérieures à 0 degré au Pôle Nord.

Le Pôle Nord était anormalement doux mercredi avec des températures comprises entre 0 et 2 degrés Celsius, supérieures d'au moins 20 degrés aux normales saisonnières, en raison d'une "puissante et violente" dépression qui affecte l'Atlantique Nord, selon les services météorologiques canadiens.

16 degrés à Montréal pour Noël. Après avoir fait connaître à l'Est du Canada un Noël exceptionnellement chaud (15,9 degrés Celsius le 24 décembre à Montréal alors que les températures sont souvent proches de -10 degrés à cette période), cette dépression a gagné l'océan Atlantique nord. Elle est actuellement centrée sur l'Islande, y faisant chuter la pression de l'air à 928 hectopascals, et entraînant des vents de 140 km/h et des vagues de 15 mètres de haut. "C'est une dépression extrêmement violente et extrêmement puissante, ce n'est donc pas surprenant que les températures chaudes soient poussées si au nord et que des vents violents touchent l'Angleterre" où l'armée a été mobilisée face aux intempéries, a déclaré Natalie Hasell, météorologue au ministère canadien de l'Environnement.

20 degrés de plus au Pôle Nord. "Cette dépression profonde fait avancer de l'air chaud jusqu'au Pôle Nord, où les températures sont au moins supérieures de 20 degrés Celsius par rapport à la normale", se situant "autour du point de congélation avec 0, 1 et 2 degrés", a ajouté cette spécialiste des épisodes climatiques extrêmes. Des scientifiques américains du North Pole Environmental Observatory (NPEO) ont relevé que le mercure avait brusquement grimpé ces deux derniers jours, passant de -37°C lundi, à -8°C mercredi, sur une balise dans l'Arctique située à environ 300 km du Pôle Nord, a indiqué à l'AFP James Morison, chercheur au NPEO. 

L'Arctique est la région du globe la plus affectée par le réchauffement climatique, avec des températures dorénavant supérieures à trois degrés minimum par rapport à l'ère pré-industrielle, selon les instituts internationaux.