Découverte d'une nouvelle particule de matière

  • A
  • A
Découverte d'une nouvelle particule de matière
Une nouvelle particule constituée de trois quarks, les plus petites briques de matière connues, a été découverte au grand collisionneur de hadrons (LHC), a annoncé jeudi le Cern.@ FABRICE COFFRINI / AFP
Partagez sur :

Une nouvelle particule constituée de trois quarks, les plus petites briques de matière connues, a été découverte au grand collisionneur de hadrons (LHC), a annoncé jeudi le Cern.

Le Cern, l'organisation européenne pour le recherche nucléaire, a annoncé jeudi la découverte d'une nouvelle particule constituée de trois quarks, les plus petites briques de matière connues, au grand collisionneur de hadrons (LHC).

"Particule très lourde et instable." "C'est une particule très lourde et instable", explique à l'AFP Matthew Charles du Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies (LPNHE) du CNRS, à l'université Pierre-et-Marie-Curie qui a participé aux recherches. Baptisée "Xicc++", cette nouvelle particule est constituée de deux quarks charmés et d'un quark up et appartient à la famille des baryons.

Pratiquement toute la matière que nous observons autour de nous est faite de baryons, dont les plus célèbres représentants sont les protons et les neutrons. Comme il existe six sortes de quarks, il existe de nombreux types de baryons.

"Validation des calculs basés sur le modèle standard." La particule "Xi cc ++" avec ces deux quarks charmés (des quarks lourds) était prédite par la théorie, mais jusqu'à présent, n'avait jamais pu être observée. "Cette observation est une validation des calculs basés sur le modèle standard", explique le chercheur. Le "Modèle standard", élaboré au début des années 1970, intègre les connaissances actuelles sur les particules et les forces fondamentales.

L'existence de cette nouvelle particule a été mise en évidence grâce à des expériences menées sur le grand accélérateur de particules LHC, situé à la frontière entre la Suisse et la France. "Pour produire ces particules, vous avez besoin de collisions à haute énergie, d'un accélérateur de particules comme le LHC", explique Matthew Charles.