Changement climatique : New York inondée tous les cinq ans, un scénario possible

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Changement climatique : New York inondée tous les cinq ans, un scénario possible
En novembre 2012, l'ouragan Sandy avait fait de nombreux dégâts, notamment à New York où l'eau était montée jusqu'à 2,8 mètres@ STAN HONDA / AFP
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Selon le scénario le plus pessimiste des conséquences du changement climatique, une équipe de scientifiques assure que pour la période de 2030 à 2045, des inondations majeures pourraient subvenir tous les cinq ans à New York.

New York victime d'inondations massives tous les cinq ans sous l'effet du changement climatique. Voilà le pire scénario que brandissent des chercheurs dans une étude qui prend appuie néanmoins l'hypothèse d'une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Une inondation majeure tous les cinq ans. Les dix auteurs de l'étude publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS) s'appuient ainsi sur le modèle climatique RCP8.5, le plus pessimiste parmi les quatre envisagés qui font référence au sein de la communauté scientifique. D'après l'étude, la fréquence d'une inondation majeure à New York était d'une fois tous les 500 ans avant la révolution industrielle (avant 1800).

Durant la période de 1970 à 2005, le laps de temps moyen entre deux événements climatique de ce type est passé à 25 ans, toujours selon les données de l'étude. Pour la période allant de 2030 à 2045, les auteurs prévoient que la fréquence tombe à cinq ans, en intégrant l'hypothèse d'une augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Une élévation de plus de deux mètres du niveau de la mer. L'événement climatique correspondrait à une élévation de 2,25 mètres du niveau de la mer, selon le modèle retenu par les chercheurs, dont le premier auteur est Andra Garner, actuellement en poste à l'université de Rutgers (nord-est). Par comparaison, l'élévation consécutive à l'ouragan Sandy, qui a frappé New York en 2012, a été de 2,8 mètres. Sandy a causé la mort de plus de 40 personnes à New York et 147 au total.

L'étude indique qu'en retenant le même scénario pessimiste et en intégrant la fonte partielle de l'Antarctique, l'élévation standard de 2,25 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer deviendrait permanente à partir de 2280.