Après cinq semaines passées dans l'ISS, un ver revient avec deux têtes

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Après cinq semaines passées dans l'ISS, un ver revient avec deux têtes
Les scientifiques souhaitaient observer les comportements des vers dans un environnement particulier. (Illustration)@ AFP
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Les scientifiques souhaitaient observer les comportements des vers dans un environnement particulier.

Embarqué à bord de la Station spatiale internationale (ISS) comme sujet d'expérimentation, un vers plat (Dugesia japonica, de leur nom savant) est revenu de l'espace avec deux têtes. Dans un laboratoire situé à 400 km de la Terre, les scientifiques souhaitaient observer les comportements des vers dans un environnement particulier.

Sciences et Avenir explique ainsi que les vers sont dotés d'une capacité à pouvoir se régénérer lorsqu'une partie de leur corps est amputée. Une particularité qui intéresse les chercheurs dont certains souhaiteraient pouvoir en doter l'être humain. Le magazine ajoute que ce mini-ver intéresse aussi les scientifiques car son génome est plus proches de celui des vertébrés. Ainsi, certains vers avaient été placés dans des tubes scellés remplis à moitié d'eau et à moitié d'air. Quelques vers étaient entiers, d'autres étaient amputés. 



Deux vers à deux têtes. Une fois dans l'espace, ils n'ont toutefois fait l'objet d'aucune manipulation des scientifiques. Mais à leur retour sur Terre, ils ont constaté que l'un d'entre eux s'était régénéré sous la forme d'un ver à deux tête. "En cinq ans, nous estimons avoir vu passer 15.000 vers : aucun n'a évolué en un organisme à deux têtes", ont-ils écrit dans la revue Regeneration. Autre observation : un ver à deux têtes coupé en deux a donné deux vers à deux têtes. 

Le goût de la lumière. Les chercheurs ont également observé qu'outre les effets sur leur métabolisme, le séjour dans l'espace avait également eu des incidences sur le comportement des vers. Alors que les vers n'ayant jamais quitté la Terre passent 95,5% de temps dans le noir, les vers passager de l'ISS ne sont restés dans l'obscurité que 70,5% de la période d'expérimentation. Selon Sciences et Avenir, les chercheurs ne sont pas encore en mesure d'expliquer ces changements de comportements.