Après 9 ans passés autour du Soleil, le télescope spatial Kepler s'éteint

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Après 9 ans passés autour du Soleil, le télescope spatial Kepler s'éteint
La mission du télescope Kepler était de détecter des exoplanètes dont les caractéristiques sont proches de celles de la Terre. @ T. PYLE / NASA / AFP
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La mission de ce télescope spatial américain, lancée en 2009, a pris fin mardi pour cause de fin de carburant, a annoncé mardi la Nasa. 

La mission du télescope spatial Kepler a pris fin après neuf ans en orbite autour du Soleil et la découverte de plus de 2.600 planètes hors de notre système solaire, a annoncé la Nasa mardi. Pour la chasse aux exoplanètes, le flambeau sera repris par le satellite de la Nasa TESS, lancé en avril dernier.



Découvrir des sœurs de notre Terre. Imaginé il y a 35 ans, à une époque où aucune planète n'était connue à l'extérieur du système solaire, Kepler avait pour mission de découvrir des planètes sœurs à la Terre, c'est-à-dire d'une taille comparable, rocheuses et non gazeuses, et à une distance ni trop proche ni trop lointaine de leur étoile. A une distance où l'eau liquide pourrait, comme sur la Terre, être présente en surface et donc susceptible d'abriter la vie. Lancé en 2009, le télescope était baptisé en l'honneur de l'astronome allemand Johannes Kepler.

Le télescope avait été braqué sur deux constellations de la Voie lactée, celles du Cygne et de la Lyre, avec des millions d'étoiles dans son objectif, à une résolution extraordinaire pour l'époque de sa conception. L'objectif était si sensible qu'il pouvait détecter l'infime baisse d'intensité lumineuse provoquée par le passage d'une planète devant son étoile.

Une première découverte décisive en 2014. En janvier 2010 vient la découverte des cinq premières planètes, nommées Kepler 4b, 5b, etc. Mais elles sont gazeuses. La première planète rocheuse est annoncée en janvier 2011, Kepler-10b. Mais elle est si proche de son étoile qu'une de ses faces est probablement en fusion, un monde de lave. La première planète habitable est la numéro 22b. De l'eau liquide s'y trouve peut-être. Et en 2014, enfin, la première vraie cousine de la Terre, numéro 186f, à 580 années-lumières. Des centaines de découvertes suivront et révolutionneront notre connaissance de la galaxie. Elles confirmeront que la Terre n'est, finalement, pas une exception galactique.

Les planètes, plus nombreuses que les étoiles. Grâce à Kepler, nous savons aussi qu'il y a plus de planètes que d'étoiles dans la Voie lactée. La plupart ont une taille entre celle de la Terre (6.371 km de rayon) et celle de Neptune (24.622 km de rayon). D'après les observations de Kepler, les astronomes estiment désormais que 20 à 50% des étoiles visibles depuis la Terre la nuit ont probablement des petites Terres en orbite autour d'elles, à une distance où lacs et océans peuvent en théorie se former.

A court de carburant.Comme pour certains décès, la mort de Kepler n'était pas vraiment une surprise.  En 2013, des problèmes mécaniques avaient précipité la fin de la mission originale du télescope, qui au départ ne devait durer que trois ans et demi. Mais les ingénieurs de la Nasa avaient trouvé un ingénieux système pour continuer à le stabiliser afin qu'il continue à fonctionner. Il y a quelques semaines, le carburant était tombé à un niveau très faible. Kepler a des panneaux solaires mais ceux-ci n'alimentent que ses appareils électroniques à bord. Il avait emporté 12 kg de carburant en 2009 pour son moteur, qui servait à corriger les dérives et contrôler l'orbite, et les ingénieurs savaient que la mission ne pourrait pas durer éternellement.