50 ans après, retourner sur la Lune "relève toujours de l'exploit"

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Pour l'expert Jacques Arnould, les techniciens du Centre national d'études spatiales seraient capables de reproduire un milieu aussi hostile que celui affronté en 1969 par l'astronaute Neil Armstrong, dont le biopic "First Man", dont Europe 1 est partenaire, sort mercredi prochain.

INTERVIEW

Pour la sortie mercredi du film First Man, qui retrace la folle épopée spatiale de Neil Armstrong, premier homme homme à marcher sur la Lune, Europe 1 a posé LA question : serait-il plus facile d'y retourner aujourd'hui ? "Cinquante ans après, ça relève toujours de l'exploit, car c'est un milieu hostile, tout comme l'espace qui nous sépare de la Lune", a répondu Jacques Arnould, chargé de l’Ethique au CNES (Centre national d'études spatiales) au micro d'Europe 1 jeudi matin.

"Créer un milieu très particulier". "Pour envoyer des hommes et des femmes dans l'espace, il faut créer un milieu très particulier que nos techniciens pourraient concevoir", assure le spécialiste, auteur d'Oublier la Terre ? La conquête spatiale 2.0. "Mais la question est : pourquoi retourner sur la Lune ?"

À l'occasion de la sortie le 17 octobre du nouveau film de Damien Chazelle, First Man : le premier homme sur la Lune, dont Europe 1 est partenaire, la station propose une programmation spéciale le jeudi 11 octobre. Entre interviews et reportages, retour sur la mission Apollo XI qui a tenu en haleine le monde entier.

Plus de concurrence entre puissances spatiales ? Et Jacques Arnould est formel. Oui, "il y a de nouveau un intérêt" à alunir, d'abord pour "travailler ensemble". "Il y a 50 ans, c'étaient les Américains contre les Soviétiques. Aujourd'hui, ce sont les Américains, les Russes et les autres (Européens, Japonais, etc.)." Et cela n'empêcherait pas une concurrence entre puissances spatiales : "La coopération n'évite pas la compétition. Vous pouvez travailler ensemble dans la station et il y peut y avoir un peu de compétition sur Terre."

Entendu sur Europe 1
Pour envoyer quelqu'un dans l'espace, comme Thomas Pesquet l'année dernière, ça a coûté par an à chaque Européen une tasse de café

Mais les populations sont-elles aussi enthousiastes aujourd'hui qu'il y a un demi-siècle à supporter ces programmes de découverte de l'espace, a priori coûteux ? "Pour envoyer quelqu'un dans l'espace, comme Thomas Pesquet l'année dernière, ça a coûté par an à chaque Européen une tasse de café", relativise Jacques Arnould. "Avec des moyens relatifs, nous sommes capables de le faire."

>> De 5h à 7h, c’est “Debout les copains” avec Matthieu Noël sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

La vie extraterrestre ? "Des éléments favorables et défavorables". Aujourd'hui, "aller sur Mars est la prochaine destination à hauteur de vie humaine", avec l'espoir de trouver dans l'univers une trace de vie autre que celle des humains. "Pour l'instant, nous avons des éléments favorables et défavorables à la vie extraterrestre. (Mais) il faut continuer à chercher. Il y a une chose terrible : la seule certitude que nous pourrions avoir, c'est qu'elle existe, mais nous ne saurons jamais qu'il n'y a pas du tout de vie extraterrestre parce que l'univers est trop grand."