Un syndicat de médecins veut rendre davantage de vaccins obligatoires

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Un syndicat de médecins veut rendre davantage de vaccins obligatoires
Le CSMF demande plus de vaccins obligatoires.@ PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Le principal syndicat de médecins libéraux demande une augmentation du nombre de vaccins obligatoires pour améliorer la couverture vaccinale des nourrissons.

Le principal syndicat de médecins libéraux s'est dit vendredi favorable à une augmentation du nombre de vaccins obligatoires en France, après la décision du Conseil d'État obligeant à rendre disponibles des injections contenant uniquement les trois vaccins aujourd'hui obligatoires (DTP). "L'extension des obligations vaccinales (...) remplirait un double objectif : mettre en adéquation la loi avec les besoins de santé et répondre aux contraintes actuelles", estime la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) dans un communiqué, expliquant que le vaccin du DTP simple "n'existe plus sous sa forme pédiatrique depuis 2008" en France et qu'"il n'y a pas de fabrication de ce vaccin à l'échelon mondial".

"La coqueluche reste une affection grave". Le Conseil d'État a donné mercredi six mois au ministère de la Santé pour rendre à nouveau disponible le vaccin protégeant uniquement contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), puisque l'obligation vaccinale ne concerne aujourd'hui que ces trois maladies. Cette décision "met en jeu la responsabilité médicale des praticiens et donne raison aux associations de patients qui sont méfiantes au sujet des vaccins, notamment les tétravalents (DTP + coqueluche). Or, la coqueluche reste une affection extrêmement grave chez le nourrisson, qui peut être évitée grâce à la vaccination", a souligné le CSMF.

Rendre obligatoires les vaccins recommandés des nourrissons. En décembre, un comité sur la vaccination a préconisé, à l'issue d'une concertation, de rendre obligatoires de façon transitoire les vaccins aujourd'hui seulement "recommandés" pour les enfants de moins de deux ans (coqueluche, rougeole, hépatite B…). "Cette obligation temporaire permettrait d'améliorer une couverture vaccinale insuffisante et de restaurer la confiance des Français" dans les vaccins, estime le CSMF, qui "déplore" que la ministre de la Santé n'ait toujours pas fait connaître les suites qu'elle entend donner à ce rapport.